Pour le site Cooperativedesign, Génération Bovary est d’abord une génération féminine

Ainsi commence cette longue analyse à la fois de la génération et des « Nouveaux Bovary » (Pearson 2012):

Une génération d’abord féminine.

Les 15-25 ans arrivent, le réseau au milliard d’amis en bandoulière, ils comptent bien s’en servir pour faire bouger les choses, vivre autrement, et peut-être même inventer une nouvelle vie. Ils l’ont prouvé au Maghreb, à Madrid, Wall-Street et ailleurs : les générations précédentes (baby boomers, X et Y) leur ont légué “tout est effectivement foutu“. Ils s’en sortiront grâce à leur mode de fonctionnement en réseaux, en nouvelles solidarités qui créent de nouvelles formes de militance. Ils réclament le droit à l’essai, le droit à l’erreur et placent la sérendipité (le hasard heureux) au rang de valeur. La transparence, la proximité et la bonne foi redeviennent des constantes de cette génération qui croit à ce qu’elle voit : le buzz non-stop sur le réseau est une arme !

La suite sur  http://www.cooperativedesign.fr/2012/12/une-generation-dabord-feminine/

Apple ou le mythe du colosse de Rhodes

L’action Apple à la bourse de New York, saluée, il y a encore peu  comme la plus forte valorisation boursière a perdu 25% en moins de trois mois.

Apple et ses mégas usines chinoises qui commencent à s’agiter n’arrivent plus à fournir le marché à la cadence demandée.

Le colosse serait-il à la merci d’un « simple » sous traitant? Comme jadis le colosse de Rhodes, statue gigantesque au dieu soleil, Helios,  sixième merveille du monde qu’un tremblement de terre léger brisa au niveau des genoux.

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Marre du branding trop bien léché!Et des Victor et Hugo de tous poils!

Le branding n’est pas la triche, ce n’est pas non plus l’application à la règle des règles du « Branding management » si bien décortiquées par les universitaires auteurs qu’il suffirait de lire le livre pour fabriquer une marque mythique durable.
Je suis en pétard contre le déjà trop fameux « Hugo et Victor »  , le Victor Hugo du gâteau comme il y a eu le Zadig &Voltaire des fringues.

La « boboïsation » des marques,

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Storytelling du mythe. Réflexion du dimanche d’un mythologue.

Raconter, faire le Storytelling d’un mythologue relève du mythe. Le mythologue tisse des fils entre ce qu’il voit, le monde bien réel  et ce qu’il en comprend par sa connaissance et sa lecture du monde.Depuis 10 000 ans.

Le mythe du mythologue existe bel et bien. Beaucoup s’interrogent, en rêve quelquefois, tant sa « lecture du monde  » semble aisée. D’autres pensent que ce n’est que du vent. Que seule la science va pouvoir expliquer l’inexplicable.

Raconter un mythologue, faire le storytelling de ce métier de raconteur d’histoires est bien difficile. Car le mythologue a compris des mythes que l’humanité, depuis toujours,appelle mythe ou divinité ce qu’elle ne peut maîtriser. Les hommes donnent un nom de divinité à ce qu’ils ne savent pas dominer. De nombreux tyrans ont profité de cette faiblesse humaine et ses sont faits passer pour des divinités. De la haute antiquité égyptienne aux dictatures de Chine ou d’ailleurs. C’est ce que nous rappelle Marguerite Yourcenar, la célèbre helléniste lorsqu’elle écrit dans son petit ouvrage de fin de vie  Feux  « :Est Dieu, tout ce dont nous n’avons pas triomphé »

Est mythe, ce dont nous n’avons pas encore triomphé. Est mythologue celui qui saurait nous l’expliquer. Faire son storytelling, le raconter revient à conter ce qui se cache derrière notre cerveau. Autrement dit montrer la cabine d’essayage pour comprendre la fabrication du vêtement.

« Génération naïve ». Lecture du néo-bovarysme par Emmanuel Lemieux

Plaisir de rencontre des journalistes curieux, intelligents et qui prennent du temps.

Ce fut le cas aujourd’hui avec Caroline Michel et ce le fut, il y a quelques jours avec Emmanuel Lemieux, un de ceux qui savent mettre en scène les intellectuels.
Un metteur en valeur des idées.C’est assez rare.
Il consacre à mon dernier essai « Les Nouveaux Bovary »  un beau et long papier, parfois teinté d’une aimable ironie.

« Les influences, l’officiel des idées » termine ainsi son article initulé « Bovarysme » « Mentalité nombrilliste surmultipliée ou véritable énergie vitale pour temps nouveaux ? Les Bovarystes ont-ils le souci de se raconter et de se repaître de petites histoires autocentrées sur Facebook ou bien tout au contraire, de se mobiliser grâce à Facebook afin d’affronter la vie hors écran ? Là est toute l’ambivalence du moment. Georges Lewi ne tranche pas. L’avenir pas si lointain dira qui, du mythologue, de son objet d’étude ou de son lecteur, est en fin de compte, le bovaryste de la fable. »

A lire absolument:

http://www.lesinfluences.fr/Bovarysme.html

 


13 décembre . Naissance d’Henri IV, le roi le plus aimé.

Le 13 décembre 1553, il y a un peu plus de 450 ans naissait le roi qui ne devait pas régner car il n’était pas de la religion du plus grand nombre. Il mourut comme chacun le sait en 1610, assassiné et reste dans l’esprit des Français comme le roi le plus aimé.

Louis XIV représente la grandeur et Henri IV la paix entre les deux religions et la « poule aux pots ». La France pacifiée, il construit le pont neuf, la place des Vosges et souhaite que chaque Français puisse bénéficier, une fois par semaine de la fameuse « Poule aux pot » en affirmant que « labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ». Il reconnaissait la base paysanne de notre nation. Base sociologique et mythique.

Un roi et son ministre Sully qui font de l’économie. C’était rare autrefois. Les Français s’en souviennent et cette mythologie paysanne est sans doute une des nombreuses filles que ce roi, galant homme, dit-on eues.

En dépit de ce qu’on aime à répéter, les Français aiment et connaissent assez bien l’économie.L’économie du quotidien, du bon sens, de la vie de tous les jours.

Ils aiment qu’on leur disent la vérité  avec un accent de sincérité,  des mots et des images  qu’ils peuvent comprendre.
Voilà pourquoi, ils aiment ce syndicaliste CFDT de Florange comme ils aimaient Yves Montant à contre-emploi ou Pierre Beregovoy, le ministre simple leur expliquant les difficultés à boucler un budget.

Les humains comprennent  bien la philosophie du porte -monnaie. Il suffit de parler le langage du coeur et de la raison, le muthos et le logos, le mythe et la réalité.

Est ce si difficile de leur parler simplement? De mettre un petit bout de viande dans le potage?

Le mythe de l’argent pauvre. On prête désormais à perte…

Nous étions quelques uns à penser que l’argent n’était ni un objectif, ni une valeur; tout juste un moyen.
Pour les uns un moyen de subsister, pour d’autres de s’enrichir encore plus.
Mais lorsque Les Echos nous apprennent  que « Les marchés prêtent à perte à la France », que « les investisseurs ont prêté 6 milliards d’euros à des taux négatifs« , on se dit que le capitalisme est vraiment devenu fou.
On le soupçonnait un peu mais là…

J’avais en son temps écrit un petit ouvrage sur le capitalisme coopératif pour l’opposer ua capitalisme financier, cupide. Le capitalisme du bon sens paysan face à celui de toutes les « cities » qui vivent en hors sol!

A voir des taux d’intérêt négatif, non seulement, un individu censé ne peut pas comprendre  mais il a le sentiment d’une nouvelle race d’OGM financier, de monstre bancaire.

Le mythe de l’argent fou n’est plus un mythe mais une réalité. Heureusement, je vais aujourd’hui faire une conférence dans une coopérative agricole. Cela rassure un peu. Les belles  Montbelliardes existent toujours et que  les paysans coopérateurs  font tout pour continuer de nous en faire profiter, avec on l’espère des rendements positifs…

Capitalisme coopératif contre capitalisme hors sol. espérons que le monde retrouvera vite le chemin du bon sens, celui de la solidarité qui fait toute la dignité humaine.

PPR rachète le joaillier chinois Qeelin. Le mythe du professeur heureux.

Sous le titre « Les géants du luxe font le pari des marques chinoises: le Français PPR vient de mettre la ,main sur le joaillier Qeelin », les Echos du mardi 11 décembre ont fait mon (presque) bonheur.

En 2006, j’étais « directeur de thése » d’une étudiante de Master marketing HEC qui faisait son stage chez Qeelin, marque de joaillerie créée par une créatrice chinoise et un marketeur français.
Nous avons cette étudiante évalué les différentes stratégies possible pour parvenir, en partant de rien, avec de faibles moyens à égaler les plus grands de la place Vendôme à Paris. C’était l’objectif avoué! Même pas peur, comme on dirait aujourd’hui!

Six ans après , c’est fait! Je ne sais pas si cette étudiante est restée dans l’entreprise mais celle-ci a visiblement mis en oeuvre le plan évoqué.

Les professeurs se contentent de peu. PPR rachète Qeelin qui ne fait pas plus de 30 millions d’euros de chiffres d’affaires qui commencent à être connue en Chine, qui a ses produits chez Colette à Paris…

La stratégie de branding préconisée a fonctionné. Je me sens un peu, aujourd’hui,  comme ces instituteurs qui apprennent un jour que l’élève à qui ils ont appris à lire ou à compter vient de recevoir  le prix Nobel.

Bêtement heureux, mais heureux tout de même.

Même les professeurs de marketing et de branding ont leur « petite » satisfaction.
Le mythe du professeur heureux est bien celui de la transmission. C’est le plus cadeau d’un humain à un autre humain!