Avec « Michel et Augustin », la très bonne « boboïsation » de l’université française ?

Lors de la prochaine Assemblée Générale de l’ARCES,  ( Association des Responsables Communication de l’enseignement supérieur) , la journée sera lancée par la démonstration de  « Michel et Augustin « les trublions du goût » sur une thématique des « cinq sens ».

Si le spécialiste des marques apprécie le travail de la marque « Michel et Augustin » sur le plan du « Storytelling' » souvent « trop bien fait » et quelque fois un peu « limite » sur le plan déontologique de la vente de produits agro-alimentaires, le mythologue ne peut souscrire à ce partenariat pour deux raisons:

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Mon dernier papier sur Influencia. Le soutien gorge ne soutient plus rien. Et le soutien scolaire, le soutien économique?

Le décryptage du mythologue : Le soutien gorge ne soutiendrait rien ?

Le décryptage du mythologue : Le soutien gorge ne soutiendrait rien ?

 

Un professeur de médecine met en cause le rôle du soutien gorge. Avec le développement des différents types de soutien, on est au cœur de la mythologie de nos sociétés contemporaines. Que penser du mythe du soutien, du « care » comme on dit aujourd’hui. ?

Un professeur du CHU de Besançon, après quinze ans d’expérimentations, affirme : « Nos premiers résultats valident l’hypothèse que le soutien-gorge est un faux besoin. Médicalement, physiologiquement, anatomiquement, le sein ne tire pas bénéfice d’être privé de la pesanteur. Au contraire, les tissus de soutien ne vont pas se développer mais s’étioler. »

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« Bien plus qu’une banque » ou « banque et citoyenne »? Oui aux signatures,non aux slogans de marques publicitaires!

La banque postale a changé de signature de marque. En passant de ‘bien plus qu’une banque » à « banque et citoyenne », la banque postale passe d’une promesse de marque  d’en donner plus (dans tous les domaines, en jouant sur les attentes des clients et la proximité) à une volonté d’afficher un axe bien défini.
Un axe « moralisateur », créant le concept de banque-anti-argent, c’est à dire celui d’une une banque anti-banque.

Ce n’est pas très gentil pour les « copines », (les autres banques)  mais c’est de bonne guerre marketing, comme on dit.

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Passer de la PME à la marque, de la gestion d’entreprise au branding. Expérience APM de St Malo

Je porte la parole des marques et de leur mythologie auprès des PME au travers de mon « statut » d’expert APM ».(Association pour le Progrès du management)

APM ? Un petit bijou créé il y a bien longtemps par Pierre Belon pour permettre aux patrons de PME (en province majoritairement) de rencontrer les meilleurs experts dans leur discipline respective, dans le management des entreprises et l’animation des équipes.

Depuis , dix ans j’assure une dizaine de réunions par an environ.

Après avoir présenté pourquoi on essaye de construire des marques fortes, on explique les outils.On les partage.

Et on fait travailler sur des cas de membres présents.
Là, c’était à St Malo. Trois PME ont accepté de « témoigner » de  mettre à nues les questions qu’elles se posent:

D’abord, un sous traitant leader de EADS, qui rêve de faire des clubs de golf avec la même précision, la même haute technologie  qu’une pièce d’Airbus 380. Il comprend immédiatement qu’il faut qu’il vende plus cher, qu’il continue de personnaliser, qu’il va rencontrer la réussite à condition de faire « marque  » et non produit.

Ensuite la patronne d’un gros  cabinet régional de chasse de tête.Elle a su importer dans sa région e les meilleures techniques internationales, la rigueur des très grands cabinets. Elle tout fait avec excellence mais n’a pas su le communiquer et  faire reconnaître  la longueur d’avance de son cabinet sur ses concurrents au delà d’un business qui va plutôt bien. Elle comprend l’intérêt d’un faire savoir discret mais efficace, celui d’une marque cohérente.

Enfin, un distributeur local (une dizaine de points de vente) qui a deux marques, l’une en progression ,l’autre en déclin, sur un marché hyper-concurrentiel. Il admet qu’il pourrait mieux utiliser « sa » marque forte.

Le branding est l’avenir des PME. Elles ont toutes une mythologie, un Storytelling à raconter. Elles savent faire ce que bon nombre de grands groupes font souvent  moins bien. Car toute grande marque est née, la plupart du temps, d’une PME qui a eu la volonté de capitaliser sur ses acquis et de faire un pari sur l’avenir.

 

Mon intervention sur France 5. Nespresso et le masstige, nouvel eldorado des marques.

Hier soir, France 5, dans ses docs du dimanche enquêtait sur le marché des capsules de café (« Café du rififi dans nos capsules »). L’occasion pour moi d’intervenir dans ce reportage au sujet du « masstige ».

Le masstige est un mot valise composé des mots  masse et prestige

On se trompe généralement sur la définition du « masstige ». Il ne s’agit pas, comme bon nombre d’économistes le pensent d’étendre vers le bas une marque de luxe.

Cela ne marche pas. Ou marginalement. Même chez Cartier on ne parle plus des « must » inventés par Alain-Dominique Perrin. Malgré le bruit publicitaire et médiatique, cela ne marche pas très bien chez Mauboussin et contraint la marque à faire désormais une véritable extension vers d’autres types de produits plus « casual », en dehors du bijou du monde de la haute joaillerie.

Le « masstige » est une montée en gamme.

C’est pour le groupe Nestlé (qui a dans le marché du café pour marque leader la marque Nescafé) une façon de « faire luxe ». Tous les codes du luxe  y sont, mais aussi un peu de création de valeur. Cela n’empêche que beaucoup de gens peuvent se payer une capsule de « bon café » 40cts d’euros!

Le masstige représente le concept des codes du prestige dans un marketing (voilé)  de masse. Le groupe Nestlé, groupe de mass-market,  opère donc dans le  les codes publicitaires du luxe tout en continuant son marketing de masse.
Swarowski fait de même, un bel écrin pour de la « verroterie » mais tout le charme du bijou et de sa nécessaire scénarisation demeure.

La réussite des cuisines Schmidt est fondé sur le même principe; Un bon produit, une marque « allemande », un peu plus chère mais toujours accessible!

Le consommateur de masstige est content: « ce beau paquet cadeau n’est finalement pas si cher! » se dit-il, étonné et ravi.

Voilà pourquoi, de nombreuses marques de mass market rêvent de faire du masstige. A commencer par nos marques automobiles.

Au fait , la gamme DS de Citroën, c’est quoi?

Retrouvez le reportage « café : du rififi dans les nos capsules » et mon intervention à partir de 24″25 

 

 

« Il est interdit d’être vieux », parole de mythe, parole de marque.

« Il est interdit d’être vieux » est cette parole prêtée à vieux rabbin du XVIIIe siècle qui prônait la joie de se reconquérir tous les jours, de ne chercher que le positif dans des situations les plus cruelles. Le dimanche du mythologue aimerait à la rappeler.Car derrière chaque mythe, il y a une espérance qui se pointe.Le mythe nous explique notre position et si elle est difficile, comment en sortir.

Il est interdit de ne pas se réinventer chaque jour, de ne pas créer de nouveaux projets, de penser que l’avenir est derrière.

Les « vieilles » marques, ces marques mythiques qui ont près de cent ans ou beaucoup plus l’appliquent à la lettre.Année après année.Et c’est pour ça qu’elles vivent et continuent de créer de la valeur.A l’origine, Philips inventait les ampoules pour la cour du Tsar, Samsung commerçait avec des produits agro-alimentaires et Danone (BSN) était verrier.

Les « vieilles sociétés » devraient s’en souvenir. Le déclin n’existe pas. Le changement si. On ne peut pas à l’infini continuer de s’accrocher à ce qui a fait notre force et notre richesse. Ce qui importe c’est ce qui fera notre force demain. Ce qui nous fera rire de plaisir, de réussite, de pied de nez à un destin qui semblait mal parti. Ce qui nous empêchera de vieillir.

La retraite n’existe pas pour les humains non plus. Certes, le rythme peut être moins soutenu mais chaque homme est un  créateur, de produits, d’idées, de sa propre vie. Le Bovarysme, cette illusion indispensable devrait être la règle de vie du genre humain. 

Il y aurait moins d’angoisse individuelle ou collective  si on résonnait comme cela.Si on reprenait la parole du vieux rabbin, mythologue malgré lui : « Il est interdit de vieillir »

François Hollande ou le mythe du bègue. Bizarre, bizarre…Ma Chronique sur lesinfluences.fr  » l’Officiel des idées »

Pour comprendre la pensée présidentielle, suggérons de remonter aux sources de Démosthène, un philosophe frappé de bégaiement.

François Hollande, Démosthène des temps moderne ? Le mythe du bègue.
Tel Démosthène (mais aussi Moïse, Louis XIII, dit le juste, Darry Cowl, Francis Perrin, François Bayrou…) notre président de la république est « bègue » au premier degré. C’est-à-dire légèrement. La comparaison avec d’autres bègues célèbres, devenus des mythes, tel Démosthène, est intéressante. Avec Démosthène, en particulier les similitudes sont fortes. Y aurait-t-il un mythe du bègue ?
Voici comment Plutarque décrit Démosthène et son « type » de bégaiement (Plutarque. Vie de Démosthène. 6)
« Il fut en butte aux clameurs et aux moqueries à cause de son style insolite, dont on jugeait les périodes tarabiscotées et les raisonnements poussés avec trop de rigueur et forcés à l’extrême. Il avait d’ailleurs, semble-t-il, une voix faible, une élocution confuse et un souffle court, qui rendait difficile à saisir le sens de ses paroles, obligé qu’il était de morceler ses périodes. »

François Hollande « morcèle » ses phrases, un peu moins sans doute que l’orateur athénien mais suffisamment à l’instar d’un François Bayrou. Comme pour conjurer cette petite coquetterie de la nature, ces hommes voulurent devenir des tribuns, en particulier dans les moments les plus difficiles. On dit en effet que Napoléon, Winston Churchill étaient aussi bègues « au premier degré ».

La littérature a, sans cesse, vanté l’art oratoire des bègues et de Démosthène en particulier. Mais on admet que celui-ci n’était pas académique et qu’il faisait volontiers appel à la métaphore, à l’image, remettant en cause les règles de la rhétorique traditionnelle. Sans doute pour contrer sa tentation naturelle d’être trop exhaustif, de « pousser les raisonnements avec trop de rigueur », de détails, qui finissent par les rendre impénétrables.

François Hollande « morcèle » ses phrases, un peu moins sans doute que l’orateur athénien mais suffisamment à l’instar d’un François Bayrou

C’est d’ailleurs ce qui arriva à notre Démosthène, lorsque, à l’apogée de sa gloire, il fut envoyé comme négociateur auprès de son ennemi de toujours, Philippe de Macédoine, pour conclure une paix jugée introuvable et tenter malgré tout de sauver Athènes. Il bafouilla alors, dit-on, un discours incompréhensible.
Comme François Hollande sans doute pour la France, Démosthène avait pour Athènes une véritable vision (que nous dirions aujourd’hui européenne) : fédérer la Grèce (antique) pour contenir son puissant voisin du Nord (La Macédoine et Philippe II son souverain) de sa volonté d’hégémonie. On ne sait pourquoi mais, dans l’histoire, c’est la plupart du temps le Nord qui veut dicter sa loi au Sud.

Démosthène cherche, donc, d’autres alliances, plus au sud et se retrouve, une fois de plus, déçu par l’inconstance des nations grecques. Il échoue dans sa proposition d’un sursaut panhellénique et anti-macédonien. Condamné à l’exil, voyant ses ennemis arriver, il se donne la mort en mordant son « stylo » dans lequel il y avait préalablement déposé une dose de poison mortel.

Les hommes politiques bègues enragent souvent de ne pas se faire comprendre. Ils mettent cela, sans doute, sur le dos de leur légère infirmité et finissent par accepter leur sort comme le prix à payer d’une démesure personnelle, celui d’avoir outrepassé une barrière naturelle en devenant hommes publiques et de ce fait orateurs.
Déjà, Démosthène critiquait, face à la mobilité des Macédoniens, la lenteur, les atermoiements du système démocratique athénien. Comme si la recherche de vitesse dans l’action pouvait être une réponse à la lenteur de l’élocution.
L’histoire retiendra que l’analyse de Démosthène fut la bonne mais que ses choix tactiques et ses engagements incertains ne furent pas judicieux. Et qu’Athènes fut vaincue.
Theodore Roosevelt, l’ancien président américain était également un homme politique atteint de bégaiement. Il se donna pour dessein de fédérer (également) le continent américain et dénonça, pour défendre les consommateurs, les « trusts » pétroliers, agro-alimentaires, et chemins de fer…Mais il laissa l’image de quelqu’un qui ne savait pas franchement s’engager.

La plupart des bègues célèbres engagés dans la vie politique, voulurent rassembler mais eurent le sentiment de quitter la vie publique incompris. A commencer par Louis II dit le faible mais aussi Napoléon…
Le mythe du bègue en politique est un mythe puissant, de celui qui n’est pas fait pour ce « job » mais qui persévère jusqu’à se hisser à la plus haute place. Leurs difficultés, plus ou moins fortes d’élocution leur ont fait perdre très vite la confiance de leurs concitoyens qui avaient apprécié l’ambition mais regrettent vite l’incompréhension.
Une autre profession paradoxale fait aussi appel aux « bègues d’exception », c’est celle d’acteur. Le plus grand sans doute au dire de ses disciples, Louis Jouvet fut bègue. Il masquera ce handicap par une diction volontairement syncopée à l’origine de son « style inimitable » et de sa réussite. Il abusait en effet du mode répétitif : « Moi j’ai dit « bizarre, bizarre » ? Comme c’est étrange… […] Moi, j’ai dit « bizarre », comme c’est bizarre. » Ou le fameux : « atmosphère, atmosphère »

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