Fuite de tumblr vers wordpress. Le mythe de l’electron libre a de beaux jours…

On annonce que depuis le rachat de Tumblr par Yahoo, plus de 70 000 abonnés quittent le navire Tumblr par jour.

Le net a encore accentué la fracture entre deux groupes humains « mythiques »: les intégrés  et les électrons libres. Entre deux mythes, celui du monde industriel, structuré et « efficace » et celui de l’artisan ou de l’artiste, qui oeuvre en toute indépendance , ne prenant dans la société que ce qui lui convient pour son usage.

Entre Zeus, divinité toute puissante et essayant de fédérer la société et Eros, le trublion de la société, mettant la panique partout où il passe, avec ou sans arc…
La génération Tumblr, « ma » fameuse génération « Bovary », celle des réseaux sociaux, génération de l’illusion n’admet pas plus la mise en cage, même symbolique qu’Emma, première féministe affirmée et  célèbre « aïeule » dont ils portent le nom générationnel.

Avec cet exemple, se profile la difficulté de valoriser les internautes, comme on valorisait autrefois les auditeurs ou téléspectateurs, gens  » raisonnables » et « constants » , sur qui on pouvait compter d’un soir à l’autre, d’une émission à l’autre.

Car non seulement, nos « Nouveaux Bovary » ne sont pas constants mais ils refusent ce qui serait un soupçon de contrainte. Pas facile, de fabriquer des cibles avec une cohorte d’Eros, héros de leur propre vie et de leur liberté chaque jour réinventée!

Avec les réseaux sociaux, le mythe de l’électron libre, un moment enseveli sous les contraintes économiques rejaillit car il devient l’Economie et s’impose comme telle quand on voit la valorisation financière de sites sans chiffre d’affaires qui pèsent plus que des marques automobiles ou de distribution.

Ils sont le futur, le rêve. Et posséder l’avenir n’a pas de prix!

 

 

 

« Inside Llewyn Davis », le dernier film des freres Coen, un nouveau goût d’odyssée, dont le chat se nomme ulysses

Chaque auteur, de roman de film, de pièces de théâtre développe sa mythologie; Pour les frères Coen, c’est Ulysses et l’Odyssée cette  terrible difficulté de faire son chemin d’homme qui nous ramène sans cesse sur nos pas.

Dès les premiers plans de son dernier film on aperçoit le chat qui se nomme Ulysses ! on ne se trompera pas sur la signification du parcours initiatique du chanteur raté.

C’est dans ce film, la recherche « proustienne »  du folk qui conduira au succès. Rien n’est vraiment tragique mais plutôt dramatique. Ces héros, comme beaucoup d’entre nous, se battent pour refaire le terrain perdu.

L’humanité court le plus vitre possible pour retrouver un âge d’or passé, quelquefois bien réel mais la plupart du temps,totalement  illusoire et imaginaire.

Qui disait que seul le chemin parcouru comptait? Un certain don Quichotte?

Le rêve du mythologue. Existe -t-il un mythe des mythes?

Commence un long week-end pluvieux.De grosses gouttes, sans doute cumulardes de plus petites tombent du toit sur l’avant toit. Le ciel gris est presque totalement masqué par de grands arbres, des pins qui nous feraient croire que le ciel est bleu ou qu’il va le devenir. Un oiseau passe, se pose, regarde la pluie, aussi paresseux que moi ce matin.

Je me suis promis de commencer mon « storytelling ». La pluie va m’aider, j’en suis sûr.
Et puis une question, les mythes, ces « histoires » que les gens croient vraies » son partagés par beaucoup, voire « très beaucoup » mais ils ne sont pas universels. Le cannibalisme comme l’inceste  sont réprouvés mais ils existent ou ont existé, tuer un autre humain est un interdit sauf son ennemi en temps de guerre, voler est proscrit mais la littérature se fait plaisir avec les « voleurs de riches »…

Existe-t-il un seul mythe universel?

Parmi les 36 mythèmes que j’ai pu identifier comme présents dans les civilisations que j’ai pu observées, de la haute antiquité à la Bible en passant par les grands cinéastes ou les marques-mythiques, y-en-a-t-il un qui soit irréfutable?

Existe-t-il un mythe des mythes?

En lisant et relisant mon feuillet sur lequel j’ai noté la précieuse synthèse de ces 36 myhèmes, des ces oppositions binaires fondamentales, il me semble que l’on peut essayer d’en proposer un comme universel.

Le mythe du du magicien, du rêve que dans les difficultés, l’humain, vous et moi on trouvera une solution par un heureux hasard. On peut l’appeler la magicien la baguette magique d’Harry Potter, la sérendipité du scientifique, la générosité de l’autre qui vous tend la main, Dieu pour certains, la bonne étoile pour d »autres, la voisine de palier ou l’oncle d’Amérique…

Le mythe du magicien qui va transformer notre vie et nous transporter de citrouille en carrosse, est présent partout. Partout, il a un autre nom. Partout, les humains ont besoin de rêver,  surtout lorsqu’ils sont cassés, (et nous le sommes tous) qu’on les aidera à se réparer.
Voilà pourquoi, la science médicale qui nous propose (souvent avec raison et succès) cette   possibilité a tant d’adeptes.

Voilà pourquoi le marketing, cet art  des néo-romantiques continue de poursuivre sa voie malgré les critiques.

Toutes les civilisations annoncent un salut possible et nomment plus ou moins clairement le rédempteur.

Notre monde n’y échappe pas qui considère désormais  internet, la blogosphère comme le nouveau rêve qui s’annonce et qui sera susceptible de résoudre bien des problèmes. Les « nouveaux Bovary »  cette génération des réseaux sociaux, ne sont pas loin de leur ancêtre, Emma Bovary qui affirmait « Il lui semblait que certains lieux sur la terre devaient produire du bonheur, comme une plante particulière au sol et qui pousse mal tout autre part. »

Le mythe du magicien, sans doute, le seul mythe vraiment universel,  capte la figure symbolique du sol ici, de la nature là, de l’autre (avec ou sans majuscule) ailleurs, de la baguette magique, de la martingale gagnante des joueurs,  du KPI des financiers, ou simplement de l’espérance du brave homme, …, que l’on recherche tous.

On a de la chance, ce mythe universel est en nous. Par conséquent il est difficile à découvrir mais facile à obtenir.

 

 

 

 

 

 

L’intégralité de mon papier sur Influencia pour « analyser » l’anniversaire du président à l’Elysée. Hollande et Sarkozy…

Maitre de soi ou maître chez soi ? Le mythe du pouvoir revisité.

Un an après l’accession de François Hollande  au pouvoir, les commentateurs s’interrogent sur la chute dans les sondages du président de la république française. Il affirmait récemment aux journalistes : « J’ai le cuir solide, j’ai les nerfs tout à fait froid…» Il est vrai qu’après tant et tant de critiques, il semble homme à rester impassible. Surprenant !

Le mythe de l’homme d’airain.

L’homme d’airain est précisément celui qui sait résister à tout. Comme le métal du même nom. Ce fut un des premiers mythes traité par le jeune sculpteur Rodin.  « L’âge d’Airain » est, en effet,  sa première statue importante. Le sculpteur lui donna aussi le nom de « L’homme qui s’éveille » ou « Le vaincu » car le mythe est ambigüe.

Il ne suffit pas de construire en airain, cet alliage extrêmement solide fait de bronze, d’argent et d’or pour paraître fort et pour l’être. La statue de Rodin, représentant un jeune homme,  est loin, malgré son nom, d’imposer la dureté et la force.

Maître de soi est une chose. Elle est l’apanage du sage qui sait se contrôler. Maître chez soi en est une autre.

Charbonnier, maître chez soi.

On connait cette légende du roi François 1er perdu en forêt qui trouve asile pour la nuit  chez un pauvre charbonnier. Celui-ci ne connaissant pas le statut de son hôte, remets à sa place  le souverain au sens propre et figuré, sous prétexte « d’être maître chez soi ». Le roi ne lui en voulut pas et selon l’anecdote le récompensa même pour cette belle leçon de « gouvernance » de sa maison.

Le président est visiblement maître de soi mais, dans le contexte d’un pouvoir démocratique et bavard, pas tout à fait maître chez soi. Dès les premiers jours de sa nomination, le malheureux twitt de jalousie de Valérie donnait le ton, puis semaines après semaines les nouveaux « couacs » entre ministres.

Les Français ont une bonne mémoire des fables de La fontaine (qui leur tint souvent de cours de morale tant recherchée par nos divers ministres de l’éducation nationale)
Et en particulier de celle là : « Le lion devenu vieux »

« Le Lion, terreur des forêts,
Chargé d’ans et pleurant son antique prouesse,
Fut enfin attaqué par ses propres sujets,
Devenus forts par sa faiblesse. »

Les gens, c’est-à-dire vous et moi, comprenons que la situation n’est pas facile ; qu’il faudra du temps. Mais ils ne peuvent pas comprendre, car ils ont souvent appris par cœur La fontaine qu’on ne soit pas maître chez soi, qu’on se laisse berner « comme un bleu » quand on est au sommet.

 

« Je suis maître de moi comme de l’univers » (Cinna de Corneille)

Car dans les « classiques » que les petits Français ont appris à l’école, avec La fontaine, il y a également Corneille dont ils connaissent quelques vers par cœur.

Dans ce beau vers de sa pièce Cinna, Corneille nous montre un empereur vainqueur de ses passions car il domine déjà le monde. Surpuissant, l’empereur peut se révéler magnanime.

Le précédent président de la république avait développé un archétype inverse : maître chez lui et imposant le silence, il ne semblait pas du tout maître de soi se répandant de colères en colères.

Affirmer sa force morale ne peut se vivre qu’en imposant un certain respect. Et inversement. Sinon, on risque de tomber dans le grotesque du pouvoir décrit par Charly Chaplin entre « le dictateur »  et le personnage originel de Charlot,             « Charlot est content de lui » (titre de son premier film). C’est pourquoi, le prénom « charlot » restera comme l’archétype du « type qu’on ne prend pas au sérieux ».

Les archétypes ont la vie dure comme les fables de La Fontaine ou les vers de Corneille. Contrairement à une idée reçue, les Français ont beaucoup de culture ?

Personal Professional Branding. Une amie vient de m’appeler pour « mieux se vendre »

Le Storytelling bien appliqué fonctionne bien pour les marques. Certaines entreprises savent également utiliser les méthodes qui fédèrent les équipes. Selon certains, mais  cela me semble beaucoup plus sujet à réflexion (lorsque j’analyse les erreurs dites de communication)   que la politique en use.

Le nom « personal branding » a été capté par la « blogosphère » et se résume bien souvent à une identité numérique.

Une amie vient de m’appeler, affolée. Elle postule pour un job qui l’intéresse mais ne sait pas comment s’y prendre.Elle est une excellente professionnelle dans son domaine, je l’ai vue agir avec efficacité et intelligence,  mais elle ne « sait pas se vendre » car elle n’arrive pars à ramasser en un ou deux traits saillants, l’apport à sa nouvelle organisation.Elle n’a pas d’identité professionnelle.

Elle ne sait pas faire son « professional Storytelling ». Elle se perd dans des détails, n’a pas travaillé sur une expression ou deux qui feront sens et adhésion en s’appuyant sur une similitude, une image, une métaphore pertinente.

L’identité professionnelle est utile pour postuler mais surtout pour agir et se faire comprendre au quotidien.

Je vais m’employer à travailler sur ce sujet. On en reparlera.

Chacun d’entre nous développe un mythe, une narration essentielle,  qu’il doit exploiter en s’appuyant sur les méthodes qui font la réussite des marques: l’unicité de chacun, le Storytelling professionnel, la preuve de la réussite future.

 

Ecrire sur le storytelling

J’ai promis à un de mes éditeurs un ouvrage sur le StoryTelling. Le mot a été introduit, avec fracas, en France par Christian Salmon qui m’a, d’ailleurs, pas mal assaisonné es qualité de  suppôt français du StoryTelling des marques.Ce que j’assume et revendique même.

Mythes et grandes marques  ont toujours fait bon ménage puisque ces dernières « empruntent » souvent leur propre positionnement à des représentation existantes, à des « mythes » qui structurent la pensée humaine depuis …toujours ou presque.

Cela ne donne pas aux marques pour autant une culture. L’emprunt d’une représentation, voire d’une vision est une facilité pour imposer son positionnement mais cela reste une métaphore.

Comparer Abu Dhabi à Venise d’hier ne décerne pas la culture vénitienne à la cité des Emirats Arabes Unis! Mais on comprend mieux la vision de cette cité par rapport à sa soeur Dubaï par exemple;

Car le storytelling, réel ou recomposé est une facilité de langage pour permettre d’appréhender une réalité complexe. Comme le PowerPoint est une facilité pour mener un raisonnement. La technique n’est pas le raisonnement.

Du StoryTelling au BrandContent le pas est vite franchi pour le web qui offre des éléments de langage et une  architecture de preuves jamais égalée à ce jour.

Car le StoryTelling n’est rien sans contrat de marque, sans preuves de la véracité ou de la vraisemblance du discours narratif.

Mais cela les brand managers le savent depuis toujours…

 

 

Ata, ou la réapparition du mythe de la peur de la métamorphose.

 

On sait depuis peu qu’Ata cet étrange petit « être » de 15 cm de long, avec 10 côtes au lieu de 12 pour les humains découvert dans le désert chilien serait, selon son ADN un humain. Il aurait eu cinq ou six ans à sa mort et aurait, comme chacun d’entre nous 23 chromosomes.

Beaucoup doutent de son humanité et cherchent dans les autres planètes à expliquer la présence de cet « extra-terrestre ». Ou d’une autre branche de la grande biodiversité.

Depuis toujours, les humains s’interrogent sur leur essence, individuelle, collective, raciale…L’être humain a besoin, visiblement de connaître ses origines. Les débats sur créationnistes et évolutionnistes, sur les accouchements sous X en témoignent.Nous restons persuadés que nous sommes tous fils de prince et de princesse. Notre logique anthropomorphique nous incite à cela. « Primus inter pares ». Nous aimons nous penser les meilleurs de la création. Alors cette hypothétique métamorphose ne nous plait pas.

Cela nous arrangerait bien que d’autres aient été là à nos côtés, mais pas à notre place!

Au delà de la curiosité scientifique ou non, le genre humain a besoin de se sentir unique. Le pire est la métamorphose. venons nous de cet individu, de ce « minus »  qui a deux côtes de moins?

Kafka dans sa « métamorphose » avait devancé le phénomène Ata. Il  avait bien saisi ce mythe de la métamorphose.Le personnage, Gregor, devenu par métamorphose incompréhensible, un cafard hideux, bien réel ou politique, se laisse mourir. On retrouve son squelette. Tout peut rentrer dans l’ordre, la famille, le genre humain son soulagés.

Ces fables, celle de Kafka ou celle d’Ata, pointent notre difficulté à admettre la différence en notre sein. Autre oui, différent non!

L’être humain, selon lui,  ne peut -être que parfait!

Certains scientifiques démontreront sans doute un jour qu’Ariel Castro, le monstre de Cleveland a également 2 côtes de moins…ou 2 côtes de trop!

La fable de la métamorphose est un des mythes les plus puissants de l’humanité.

 

 

Mélenchon ou le mythe d’Eros. Décodage politico-mythique.

Dans toute sociétée te dans chaque partie de l’organisation sociale , existe un Eros, un enfant espiègle qui décoche ses flèches, parle amour et refuse de grandir.

En économie française, il y a, par exemple,  Arnaud Lagardère.

En politique française, c’est désormais Mélenchon qui s’est « collé » au rôle.
En politique, aussi. peut-être plus qu’ailleurs, car la politique a besoin d’archétypes, de mythes issus des divinités de l’antiquité. de personnages qui cherchent à se  différencier, en adoptant des postures excessives dans le panthéon polythéiste de la représenation du grand monde.

Mélenchon l’a bien compris comme il sait que cet amour un peu fou qu’il donne et reçoit n’a pas d’issue véritable., Il ,voit que celui qui donne sans cesse des coups de pieds dans la fourmilière ne sait pas comment sortir de ce mythe du « sale gosse » qu’on ne sait  pas comment virer et qu’on ne peut s’empêcher d’aimer.