Coca, Teva… La terreur de la rumeur.

Il semble que l’affaire du Furosémide des laboratoires Teva ne se résume  finalement qu’à une mauvaise manipulation d’une patiente qui n’aurait pas rangé les « bonnes pilules dans la bonne boite ».

Première remarque: à force de vouloir faire cohérent les marques de génériques finissent par rendre la vie des patients difficile. Clamoxil (le princeps) était rouge. Amoxicilline (le nom du générique) a la couleur du labo, la même boite qu’un autre médicament pour soigner non pas la grippe mais le coeur, les poumons, les varices..

Branding des marques de génériques: à revoir!

On a annoncé immédiatement plusieurs décès. Enquête terminée: circulez! Il n’y a rien à observer de suspect du côté du somnifère. Aucun autre décès venant d’un mélange de médicament.

Quel sera la reprise par  les médias de ce démenti?

Va-t-on voir une évolution par rapport à 1999 où on accusa des canettes de Coca de maux de ventre pour les consommateurs et de traces de produit toxique…
Trois mois d’enquête de la justice belge et française ont finalement montré que c’était « un coup monté » , une rumeur.

Après plusieurs jours de JT de 20h. pour annoncer ,l’accident, le démenti ne fut présenté qu’une seul fois, en brève, au journal de la nuit (vers 1 heure du matin).Se déjuger est souvent difficile.

C’est pourquoi, la rumeur est toujours aussi difficile à combattre. Les  explications  rationnelles  du démenti pèsent toujours aussi peu face à « l’histoire qui fait peur », au narratif effrayant. Au grand méchant loup qui rôde…

Histoire dont se délecte, à répétition, le genre humain.

 

 

 

 

Publié par G. Lewi

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