Génération Bovary préfère partager une canette de « coke » légèrement cabossée.Le mythe de la perfection a vécu.

Les Nouveaux Bovary préfèrent le design à (légère) d’aspérité au design lisse. Ils préfèrent l’humour au sérieux de la vie porté comme un fardeau. Il suffit de regarder leurs beaux visages, pour comprendre que du piercing du nez naît cette recherche de la légère dysharmonie.

Le total look appartient au passé.
Car les Nouveaux Bovary ont bien compris que le monde ne sera plus jamais parfait. Même pas en rêve, même pas en illusion. Emma Bovary pouvait encore rêver à ce monde parfait « Elle avait lu Paul et Virginie et avait rêvé la maisonnette de bambous…« .Ce n’est plus le cas de cette génération des social digital natives. Mais Emma Bovary qui avait également rêvé de « l’amitié douce de quelque bon petit frère qui va chercher pour vous des fruits rouges dans des grands arbres plus hauts que les clochers… »  n’a jamais trouvé cette relation fraternelle, ni auprès de Charles, ni auprès de ses amants.Génération Bovary vit au quotidien cette relation de canette ba cabossée.. Facebook rapproche et crée cette lointaine intimité, gage d’une longue relation dans un monde épouvantable. Elle seule arrive à conserver le peps et la fraîcheur de la boisson du bon docteur Pemberton.

Les réseaux sociaux sont en passe de montrer que les humains sont frères et qu’ils le savent. Que la canette de Coca est désormais un peu cabossée mais qu’elle se partage.

Quand le marketing l’aura-t-il compris et nous proposera ces canettes multi-pailles un peu bosselées?
Ne dit-on pas que le but du marketing est de répondre aux attentes des consommateurs?

 

 

Publié par G. Lewi

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