Groupon, le choc destructeur. Quand la « net economy » rencontre la vraie vieille économie.

Groupon a généré en moins de 18 mois un chiffre d’affaires de plus de un milliard de dollars. C’était il y a à peine un an, la coqueluche de la bourse américaine .Aujourd’hui on parle de sa disparition.

Aujourd’hui, rien ne va plus et avoir voulu  tenter de s’étendre en Europe risque de conduire Groupon à disparaître.

La tentative était pourtant intéressante: aider un restaurateur en mal de clients et de notoriété à acquérir les deux en un clic.
La notoriété du site, la force d’internet, le nombre d’internautes, la facilité du choix, l’attractivité des remises…

Tout y était. Tout sauf  l’analyse que cette rencontre allait être un choc destructeur.

Le restaurateur, également, un des plus vieux du monde ajuste le matin sa carte, module les prix selon les jours, accueille un peu à la tête du client, essaye de  vendre avec chaque repas « un petit supplément »…
L’internaute consomme sans nécessairement connaître le nom de l’enseigne, veut un prix fermé et une offre sans surprises, être considéré comme un vrai client d’avenir… Il veut sans cesse découvrir du neuf! Donc pas de fidélité.

Notre restaurateur a perdu de l’argent, n’a pas trouvé la fidélisation clients attendue, a essayé de « refiler » son menu le plus cher sous prétexte de ristourne, a quelquefois refusé l’offre lorsque sa salle était déjà bondée..

Ces deux mondes sont trop éloignés pour que ça marche malgré les efforts commerciaux des équipes Groupon en Europe.
Il faut l’admettre.
Comme il faut comprendre que l’unité  temps n’est pas la même pour la sidérurgie où il faut six mois pour faire repartir un haut fourneau après un arrêt  et seulement deux ans à  Instagram pour arriver à une première maturité et se vendre à facebook un milliards de dollar.

La notion de  temps est au centre de la réflexion des mythologues, ces penseurs de l’avenir, qui, comme tous bons conducteurs ont toujours su garder un oeil sur le rétroviseur.

Publié par G. Lewi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *