La maman blogueuse, dernier symbole du mythe contemporain?

La semaine dernière, Paroledemaman organisait son  « E-fluent Mums Day », une journée avec et pour les mamans blogueuses. Un monde fou, on s’y bousculait autant qu’à la garden party de l’Elysée!

J’ai toujours pensé qu’Emma Bovary serait de nos jours une blogueuse influente. C’est une façon d’écrire et de décrire son expérience, d’être moins seule, de (re)devenir le centre du monde et de…gagner  (un peu) sa vie, ce qui ne gâche rien.
Ces mamans blogueuses sont décontractées vis à vis des marques, de l’argent. Elles y vont « au feelling » sans règles de précaution impossibles à tenir, tout en expérimentation.

Et ça marche!

Elles arrivent dans la salle de conférence telles des stars, applaudies malgré leur évidente timidité (pour certaines) pour avoir écrit leur doute sur telle pratique d’allaitement , sur les couches jetables, sur le rôle des mecs dans leur vie et leur regard sur cette « maman blogeuse ». Pas très  joli, là non plus visiblement!

L’héroïne Bovary21,* la descendante d’Emma Bovary ne pouvait être que maman et blogueuse.
Avec cette question lancinante et toujours sans réponse, ni dans le roman, ni sur scène ce jour là : malgré les très nombreuses « amies » : la blogosphère est-elle une arme anti-suicide?

Le débat ne pouvait y répondre, la journée non plus . Mais un nouveau mythe est né, celui de la maman blogueuse, cette nouvelle amazone, qui n’a pas besoin de se mutiler d’un sein pour démontrer qu’elle tient le pavé de l’influence et qu’on ne la fera pas revenir de sitôt au silence anxiogène des femmes de jadis.

 

*Bovary21 (roman). G. lewi. (François Bourin éditeur.)

Publié par G. Lewi

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