Le mythologue, la « Romnesia » et le mythe du bouc émissaire.Comment créer une marque politique?

Barak Obama aurait-il pris des leçons de notre président françois Hollande qui, lors de la campagne électorale, a focalisé sur le « TSS », Tout Sauf Sarkozy dans son Storytelling de campagne électorale.Le schéma narratif idéal se fondait sur un opposant (un fléau), Nicolas Sarkozy, un adjuvant  (l’élément décisif pour battre le fléau) François Hollande et un Héros… le Changement lui-même. Cela a plutôt bien marché. Les français ont voté pour le changement, pas vraiment pour François Hollande! Mais une fois élu, comme l’opposant , Nicolas sarkozy le fléau avait disparu dae la scène politique, le combat ne tenait plus debout. On ne peut se batttre contre un adversaire absent. Notre président doit en secret attendre le retour de l’ancien président. il sera alors certain d’être réélu…sur le seul slogan qui a déjà marché en 1988, « Au secours, il revient! »

Barak Obama a bien compris cette leçon, lui qui, avec ses conseilllers vient d’inventer la « Romnesia« , un Romney désincarné devenant,en linguistique,  un fléau aux mille maux potentiels…Une sorte de monstruosité politique contemporaine.

S’il est élu, la « Romnesia » pourra toujours servir de stratégie de  bouc émissaire puisque désincarnée, elle pourra continuer à symboliser tous les fléaux d’une direction politique inverse à celle du président.
Dommage que notre cher président français n’ait eu avec ses conseillers l’idée d’inventer la « Sarkozia » qui sonne aussi tout aussi bien  que le « Romnesia » et qui symboliserait, tour à tour l’injustice fiscale, la rigueur, la dépense ou…

Pour une fois, les marques et les entreprises sont en avance sur les politiques, elles qui inventent des épouvantails, des sorcières, que le public identifie aux marques concurrentes. « Think different » affirme Apple depuis l’origine. Si vous vous sentez différent de votre voisin de palier, alors vous êters Apple…Et comme chacun se pense unique, le marché est large!

Contrairement à ce que prétendent pas mal de mes amis publicitaires, le marketing politique, comme on le voit, avec cet exemple américain,  n’existe pas encore.
Et c’est sans doute très bien car un homme -fût-il-politique n’est pas une marque mais un individu qui conserve son libre arbitre…

Le mythologue se régalle quand il voit cette imagination contemporaine  rejoindre enfin les anciens schémas narratifs du monde qui ne finit pas de se réinventer.

Publié par G. Lewi

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