Les mythes sont(potentiellement) des marques.Paroles d’un mythologue, conseil en marketing.

Le Louvre-Lens est inauguré par le président de la république. ce sera un succès comme celui du centre Pompidou-Metz, comme le Guggenheim-Bilbao ou la Sorbonne-Abu Dhabi.

On commence à comprendre que ce ne sont pas les marques qui créent des mythes mais les mythes qui font les marques.

C’est le mythe de l’artisan malletier qui fait Vuitton, du nez en parfumerie qui fait Guerlain, de l’allemand rigoureux qui fait Mercedes, du besoin de fraternité qui fait Facebook, du pêcheur méditerranéen qui fait St Tropez…

Même si toutes ces icônes originelles ont souvent disparu et ne se survivent,bien souvent,  que pour les besoins du marketing qui prendra le relais du mythe originel pour lui donner une forme commerciale.

Le mythologue que je suis, accepté de longue date dans le monde fermé du marketing, le sait bien. Faire accepter à une marque qu’elle repose sur un mythe, qu’elle illustre dans sa catégorie de produit ce mythe, est souvent chose difficile. On m’écoute mais on sourit encore quelquefois malgré ma petite notoriété.

Et puis, lorsque nos amis du marketing s’aperçoive que le mythe les conduit plus loin, beaucoup plus loin vers des terres d’extension de produits, de création de plus de valeur…Il se mettent à se piquer au jeu et deviennent alors mythologues à leur tour.

Cette façon de travailler si naturelle les façonne à jamais. Beaucoup m’ont dit qu’ils avaient  redécouvert de l’intérêt pour leur métier du marketing et de la communication grâce à cette ancienne-nouvelle façon de raisonner, de réfléchir, d’appréhender une question de nouilles, de yaourts, d’assurances ou de boulons…

A propos quel est le mythe qui a donné naissance au marketing? L’ argent? Sans doute pas, ce n’est pas un mythe. Crésus ne fait rêver personne.Le mythe du marketing est celui du savoir, de la connaissance de l’autre, de la compréhension de ses semblables.

Sans cet appétit à connaître les autres pour mieux vivre avec, l’humanité n’aurait jamais pu avancer ni le marketing prendre sa place.

Comme pour le Lonvre-Lens, il y avait bien des statues d’Athéna partout en Grèce antique et pas seulement au Parthénon d’Athènes. La déesse faisait déjà son marketing en utilisant un des 4 P, celui de la présence , de sa distribution aux quatre coins de l’Hellade…

Le Louvre aussi et c’est tant mieux!

 

 

Publié par G. Lewi

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