On change VRAIMENT de monde. Le FMI vient d’annoncer qu’il s’est trompé sur la Grèce.Ou le mythe de l’arroseur arrosé…

Vous et moi avons conscience qu’on change de monde, qu’Internet et sa mobilité, que les réseaux sociaux structurent différemment non seulement nos comportements mais nos attitudes, c’est à dire nos façons de penser.

Le FMI vient de préparer un « mea culpa ». Non seulement, il n’avait pour la Grèce les bons modèles, il n’avait pas les bons experts, il n’avait pas le bon timing.

Si désormais, les élites constituées commencent à se remettre en cause, cela a deux conséquences positives:

  • L’honnêteté intellectuelle n’est pas morte.
  • Le monde est trop multicellulaire (trop grand auraient dit les anciens)  pour être géré par un modèle, un corps unique.

Les « nouveaux Bovary », cette génération des réseaux sociaux, toujours à l’affût d’un nouvelle illusion à laquelle elle pourra se raccrocher  sait qu’elle va savoir « se débrouiller » et que les grands modèles ne « marchent »plus.

On le voit sur les chutes de la consommation « classique ». Le troc, le sous terrain, les amap, la locavorité…. retrouvent des couleurs et reprennent le dessus. C’est un nouveau comportement conséquence d’une nouvelle attitude.C’est de la proximité.De la débrouillardise. Du bricolage économique et du néo-bricolage de vies.

On attend que les experts européens nous préparent également des excuses, (et se remettent en cause) eux qui sont bien absents des discussions sur un modèle qui là aussi ne fonctionne pas visiblement.

La proximité est de retour et ceux qui veulent arroser de trop loin reçoivent, à leur tour, la pluie des vents contraires.

 

 

Publié par G. Lewi

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