50 ans après la naissance du 1er hypermarché. Du « No parking, No business » au « No parking.More business »

L’hypermarché est le fils légitime de la voiture et de l’amour des Américains, puis des Français et de tous les autres pour la « bagnole »au temps de l’essence pas chère, des villes encore accessibles.
La voiture reflétait le même symbole de liberté que l’hypermarché. On choisissait d’aller où on voulait et avait la liberté de choix dans des rayonnages qui faisaient rêver par leur ampleur.

L’hypermarché se meurt malgré toutes les innovations inventées par les enseignes, et qui ne servent qu’à « faire de la comm ». Tous ces « concepts repensés » ne servent à rien  parce que  la bagnole est morte dans les grandes villes qui la rejettent comme un symbole d’un passé révolu et polluant.

En moins de trois générations, le rêve de possession d’une voiture, affirmation visible de son « statut » est devenu bien souvent un cauchemar. On « autolib » ou on « vélib ». Dans ce schéma, quel peut être la place pour l’hypermarché?

Faire venir  « sur le parking » devient difficile, livrer est hors de prix. Alors le « drive », dernière trouvaille. On passe « prendre ses courses » en revenant du boulot. Peut-être! Jusqu’à ce qu’un Amazon de l’alimentaire décide d’ « avaler à sa manière ce marché » de volume.

Le digital est passé par là. Le temps, et le temps de cerveau est de moins en moins disponible pour autre chose.On fait désormais du business quand on affiche qu’on n’a pas  et qu’on aura pas de parking. Tout un symbole!

Ce n’est pas pour rien que les médias célèbrent, à coups de vieilles bandes vidéo de l’INA  cet anniversaire qui ressemble de plus en plus à la visite d’un musée!

Le mythe de la bagnole est mort et avec lui celui des déplacements hebdomadaires en famille. Pour aller le dimanche chez « tata Mady » ou le samedi chez Carrefour!