Le Bovarysme sur « la place de la toile » de France Culture

La comparaison Bovarysme/nouvelles générations a intrigué Xavier de La Porte qui a souhaité recevoir Georges Lewi (Auteur de Les Nouveaux Bovary, essai sur la nouvelle génération et du roman Bovary21 sur la vie d’une blogueuse)  pour s’en expliquer le samedi 22 mars à 18 heures.

Près d’une heure d’émission pour rendre hommage à Flaubert et à ses modestes descendants…

http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-tous-bovary-2014-03-22  

Gustave Flaubert

La maman blogueuse, dernier symbole du mythe contemporain?

La semaine dernière, Paroledemaman organisait son  « E-fluent Mums Day », une journée avec et pour les mamans blogueuses. Un monde fou, on s’y bousculait autant qu’à la garden party de l’Elysée!

J’ai toujours pensé qu’Emma Bovary serait de nos jours une blogueuse influente. C’est une façon d’écrire et de décrire son expérience, d’être moins seule, de (re)devenir le centre du monde et de…gagner  (un peu) sa vie, ce qui ne gâche rien.
Ces mamans blogueuses sont décontractées vis à vis des marques, de l’argent. Elles y vont « au feelling » sans règles de précaution impossibles à tenir, tout en expérimentation.

Et ça marche!

Elles arrivent dans la salle de conférence telles des stars, applaudies malgré leur évidente timidité (pour certaines) pour avoir écrit leur doute sur telle pratique d’allaitement , sur les couches jetables, sur le rôle des mecs dans leur vie et leur regard sur cette « maman blogeuse ». Pas très  joli, là non plus visiblement!

L’héroïne Bovary21,* la descendante d’Emma Bovary ne pouvait être que maman et blogueuse.
Avec cette question lancinante et toujours sans réponse, ni dans le roman, ni sur scène ce jour là : malgré les très nombreuses « amies » : la blogosphère est-elle une arme anti-suicide?

Le débat ne pouvait y répondre, la journée non plus . Mais un nouveau mythe est né, celui de la maman blogueuse, cette nouvelle amazone, qui n’a pas besoin de se mutiler d’un sein pour démontrer qu’elle tient le pavé de l’influence et qu’on ne la fera pas revenir de sitôt au silence anxiogène des femmes de jadis.

 

*Bovary21 (roman). G. lewi. (François Bourin éditeur.)

Merci à Clotilde Briard Des Echos pour Bovary21.

Je ne peux m’empêcher (par immodestie assumée) de citer ce mail reçu de la journaliste Clotilde briard des Echos (Clotilde Briard
Chroniques Marketing et Design. twitter: @ClotildeBriard), une véritable spécialiste du marketing et du branding qui nous accompagne au quotidien:

« Cher Georges,
A cause d’une rentrée un peu folle, je vous envoie ce mail un peu tard. Mais je voulais vous dire que j’avais beaucoup aimé le livre (que j’ai terminé ce week-end). Il n’était pas simple de suivre les traces de Flaubert ni de se glisser dans la peau d’une jeune femme. Vous y êtes parvenu avec maestria. Le tout avec une autre façon de parler du métier du marketing.
Je suis très admirative.
Amitiés 
Une lectrice »