PPR rachète le joaillier chinois Qeelin. Le mythe du professeur heureux.

Sous le titre « Les géants du luxe font le pari des marques chinoises: le Français PPR vient de mettre la ,main sur le joaillier Qeelin », les Echos du mardi 11 décembre ont fait mon (presque) bonheur.

En 2006, j’étais « directeur de thése » d’une étudiante de Master marketing HEC qui faisait son stage chez Qeelin, marque de joaillerie créée par une créatrice chinoise et un marketeur français.
Nous avons cette étudiante évalué les différentes stratégies possible pour parvenir, en partant de rien, avec de faibles moyens à égaler les plus grands de la place Vendôme à Paris. C’était l’objectif avoué! Même pas peur, comme on dirait aujourd’hui!

Six ans après , c’est fait! Je ne sais pas si cette étudiante est restée dans l’entreprise mais celle-ci a visiblement mis en oeuvre le plan évoqué.

Les professeurs se contentent de peu. PPR rachète Qeelin qui ne fait pas plus de 30 millions d’euros de chiffres d’affaires qui commencent à être connue en Chine, qui a ses produits chez Colette à Paris…

La stratégie de branding préconisée a fonctionné. Je me sens un peu, aujourd’hui,  comme ces instituteurs qui apprennent un jour que l’élève à qui ils ont appris à lire ou à compter vient de recevoir  le prix Nobel.

Bêtement heureux, mais heureux tout de même.

Même les professeurs de marketing et de branding ont leur « petite » satisfaction.
Le mythe du professeur heureux est bien celui de la transmission. C’est le plus cadeau d’un humain à un autre humain!