A Marseille, Gatard, Jamet en phase sur la vision du futur. Les 4 points d’ancrage d’une « mythologie du futur »

Dans le cadre de sa volonté de faire émerger de « nouvelles créativités » la foire internationale de Marseille a organisé une réflexion sur « nos 20 prochaines années » avec les meilleurs « prospectivistes ». Avenir de l’homme et demain de Marseille.  Il ressort 4 mythes comme 4 points d’ancrage pour appréhender ce futur incertain :

  • Le désir de transparence psychologique, sociologique et esthétique. Même si cette « valeur » est  utopie de vouloir l’atteindre…
  • L’ hybridation débridée. L’unique a vécu au profit du maillage, du mélange des genres et de la symbiose la plus farfelue…du moins en apparence.
  • L’allégeance rebelle. un oxymore de plus! Apparemment dociles, les humains du futur sont en fait des révoltés.
  • La culture comme unique repère qui fait à la fois bouger les élites, mobiliser l’économique et animer les foules.

Ces 4 pistes que nous avions déjà rencontrés dans « les nouveaux Bovary » continue d’accompagner un monde contemporain qui cherche un avenir difficile à décrypter dans un univers de plus en plus vaste.

 

Un article de Clothilde Briard dans les Echos.Culture et Loisirs Livres Les ressorts de la génération Facebook

Le sujet. La fameuse génération Y a déjà fait couler beaucoup d’encre. Celle qui lui succède, qui a une vingtaine d’années ou un peu moins, reste encore en devenir. Georges Lewi s’emploie à lui donner forme. Et va puiser chez Flaubert et son Emma Bovary des pistes pour les définir. Comme elle, la génération Facebook, que certains appellent Z, rêve d’une vie plus exaltante et se pense « autre qu’elle est », selon l’auteur. Elle réclame aussi de vivre des expériences, tout en acceptant qu’elles puissent être négatives. Ces jeunes ayant grandi avec les réseaux sociaux retrouvent une propension au nomadisme qui a assuré la survie de leurs lointains ancêtres. Ils pensent globalement mais aiment agir localement. Cette population n’est pas pour autant à l’abri des paradoxes. Elle exige de la transparence, des marques comme des hommes politiques, mais n’hésite pas à protéger les « Anonymous ». Pour une entreprise, le meilleur moyen de s’adresser à elle revient à accepter de se réinventer régulièrement, quitte à perdre parfois en cohérence.

L’auteur. Spécialiste des marques, Georges Lewi les a explorées sous toutes leurs facettes, de la manière de les gérer à leur mythologie. Avec ce livre, le professeur associé au Celsa va au-delà de l’approche marketing, en traitant aussi bien de sociologie que de gestion des ressources humaines ou de comportement politique. Il complétera cette recherche autour du thème du bovarysme d’aujourd’hui par une pièce de théâtre et un roman.

La citation.« Cette génération a autant de facilité à se projeter en avant qu’à remonter le temps, comme si celui-ci n’existait plus pour elle. Tout est si immédiat dans leur vie de « geeks » que la notion de temps devient floue et se perd dans un continuum sans repères. »