Tribune – Décryptage du mythologue: New-York, la perverse ?

« Le decryptage du mythologue » est une nouvelle tribune que je signe sur Influencia.

En plongeant New-york dans l’obscurité, l’ouragan Sandy a paradoxalement mis en lumière le mythe immortel de New-york. Plongée dans le noir, la ville a révélé que sa perversité nous était indispensable.

A l’annonce de l’ouragan, toutes les caméras (aidées, il est vrai par la future élection), filmèrent une ville devenue aussi triste qu’une sous-préfecture normande un soir de novembre.

Broadway sans ses lumières, Wall Street sans sa bourse, les rues sans personne, la ville barricadée de planches mal ajustées. New-York sans son marathon, sans son énergie vitale…New-York sans New-York ! C’est en creux que l’on a redécouvert la force de cette ville-capitale. Wall street est sans électricité et l’ensemble du monde économique plonge dans le noir. 50 000 marathoniens restent comme hébétés et le mythe du dépassement sportif fait du sur-place.

On peut, certes, jouer mais pas aussi bien qu’à Vegas, on peut grimper mais pas aussi haut qu’au Mont Blanc. On peut courir mais pas aussi vite qu’à New-York ! Cette ville symbolise le mythe, l’archétype de l’hubris, de la démesure, du désir sans limite. Ce désir inscrit au plus profond de chaque homme l’amène à se surpasser pour toiser les dieux, devenir leur égal et peut-être les dépasser. Car le désir humain est toujours un désir d’absolu, un désir de New-York. Alors lorsque la démesure faiblit ici, les lumières du monde entier vacillent.

Lire la tribune « New-York, la perverse » dans son intégralité sur Influencia 

Publié par Georges lewi

2 réflexions au sujet de « Tribune – Décryptage du mythologue: New-York, la perverse ? »

  1. C’est d’autant plus étonnant, que vu de l’intérieur de la ville (l’un de mes proches vit actuellement dans la partie Est de NYC) pendant le passage de Sandy, il s’est passé beaucoup moins de choses (toutes proportions gardées) que ce que les médias de toutes sortes avaient annoncé et scénarisé…en France. Le mythe déforme-t-il la réalité des choses ?

  2. Personnellement je n’ai absolument pas été perturbée par l’extinction des feux de NYC… Cela n’a absolument rien changé à mon quotidien et je me risquerais même à dire que ça n’a pas perturbé la grande majorité des êtres humains… Comme pour une marque, si cette ville mythique disparaissait, nous en garderions un bon souvenir mais le monde n’en serait certainement pas changé…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *