Un article de Clothilde Briard dans les Echos.Culture et Loisirs Livres Les ressorts de la génération Facebook

Le sujet. La fameuse génération Y a déjà fait couler beaucoup d’encre. Celle qui lui succède, qui a une vingtaine d’années ou un peu moins, reste encore en devenir. Georges Lewi s’emploie à lui donner forme. Et va puiser chez Flaubert et son Emma Bovary des pistes pour les définir. Comme elle, la génération Facebook, que certains appellent Z, rêve d’une vie plus exaltante et se pense « autre qu’elle est », selon l’auteur. Elle réclame aussi de vivre des expériences, tout en acceptant qu’elles puissent être négatives. Ces jeunes ayant grandi avec les réseaux sociaux retrouvent une propension au nomadisme qui a assuré la survie de leurs lointains ancêtres. Ils pensent globalement mais aiment agir localement. Cette population n’est pas pour autant à l’abri des paradoxes. Elle exige de la transparence, des marques comme des hommes politiques, mais n’hésite pas à protéger les « Anonymous ». Pour une entreprise, le meilleur moyen de s’adresser à elle revient à accepter de se réinventer régulièrement, quitte à perdre parfois en cohérence.

L’auteur. Spécialiste des marques, Georges Lewi les a explorées sous toutes leurs facettes, de la manière de les gérer à leur mythologie. Avec ce livre, le professeur associé au Celsa va au-delà de l’approche marketing, en traitant aussi bien de sociologie que de gestion des ressources humaines ou de comportement politique. Il complétera cette recherche autour du thème du bovarysme d’aujourd’hui par une pièce de théâtre et un roman.

La citation.« Cette génération a autant de facilité à se projeter en avant qu’à remonter le temps, comme si celui-ci n’existait plus pour elle. Tout est si immédiat dans leur vie de « geeks » que la notion de temps devient floue et se perd dans un continuum sans repères. »

Publié par G. Lewi

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