Aujourd’hui, je dois intervenir sur le e-storytelling. Quelle différence avec le brand content?

Comme souvent, j’accepte d’intervenir  sur un gentil coup de fil ou un mail flatteur sans trop me soucier du thème à traiter à condition, bien-sûr, que ce soit à « peu près dans mes cordes ».

Et puis quand approche la date, les organisateurs commencent à vous demander « le powerpoint », à vous rappeler votre temps de parole et vous précise qu’on apprécierait que vous traitiez tel ou tel thème de façon assez précise.

Là, c’est, chez TF1,  le « Storytelling digital: une belle marque, une belle histoire »

Diantre! Je crois un peu savoir ce qu’est le Storytelling, par ailleurs,  la plupart du temps rarement défini puisque « raconter des histoires est aussi naturel que de respirer ».

Je sais aussi dire le « comment », ce que peu font se contentant de rabâcher « il était une fois… »

Mais le Storytelling digital!

Alors que fait le « brand content » s’il existe un storytelling digital?
Il me semblait qu’un mot ou une expression se devait de recouvrir une réalité différente d’un autre mot ou expression.

On ne sort pas vraiment de la confusion en inventant de nouvelles tournures.
Mais à tout prendre, allant contre la « doxa » du moment, je me demande si je ne préfère pas Storytelling digital à Brand Content car il y a dans la première expression une notion d’interactivité qui n’existe pas dans la seconde.

Le storytelling, « cette science des petits enfants » a pour première règle de raconter et d’échanger, c’est à dire d’être, régulièrement,  interrompu par l’enfant qui s’étonne, réagit à la trop grande méchanceté, à l’imbécillité, ou à l’ astuce des protagonistes.

Et si le storytelling digital ressemblait, finalement, à ces tablées souvent méridionales (mais pas seulement) où tout le monde parle en même temps, s’entend rarement, se comprend toujours  et où l’on s’exprime de façon digitale, c’est à dire avec les mains.