Merci à Clotilde Briard Des Echos pour Bovary21.

Je ne peux m’empêcher (par immodestie assumée) de citer ce mail reçu de la journaliste Clotilde briard des Echos (Clotilde Briard
Chroniques Marketing et Design. twitter: @ClotildeBriard), une véritable spécialiste du marketing et du branding qui nous accompagne au quotidien:

Cher Georges,
A cause d’une rentrée un peu folle, je vous envoie ce mail un peu tard. Mais je voulais vous dire que j’avais beaucoup aimé le livre (que j’ai terminé ce week-end). Il n’était pas simple de suivre les traces de Flaubert ni de se glisser dans la peau d’une jeune femme. Vous y êtes parvenu avec maestria. Le tout avec une autre façon de parler du métier du marketing.
Je suis très admirative.
Amitiés 
Une lectrice”

 

 

 

S’il y a une tendance qui vous énerve vraiment, vraiment, défoulez-vous!…

Certains (cf. d’Ormesson) disent volontiers que les hommes ont la manie d’inventer une religion par jour, tant ils ont besoin de croire.

D’autres inventent une tendance par jour, chacun cherchant à l’imposer comme LA TENDANCE du siècle, voire du millénaire. Quelquefois, cela “marche”.

Dans les deux cas, les humains montrent un besoin grégaire de se rassembler, de se ressembler, de se retrouver avec et comme les autres, de montrer qu’on n’est pas -plus- seul (e).

Mais comme moi, par exemple, avec cette manie, cette tendance du marketing management  de vouloir développer des  “brand cultures” pour les marques, vous avaez sans doute de ces modes qui vous hérissent. Alors laissez moi un commentaire sur la tendance du moment qui vous “débecte”…

Je la mettrais en ligne sur le blog ” www.Bovary21.fr ” , le blog qui prolonge la vie de l’héroïne du roman éponyme, une blogueuse qui dénonce la tyrannie des mauvaises tendances et du (très) mauvais marketing qui les accompagne (ce qui est rarissime, bien entendu!) et qui risque d’en mourir.

Bovary is dead+ la tendance est morte = marketingisdead selon François Laurent.

Bovary is dead!

Bovary21.jpg  “J’ai eu la chance de lire cet été en « avant-première » le dernier opus de mon ami Georges Lewi : Bovary21.

En fait, c’est un des 3 ouvrages que j’ai emporté en vacances avec deux sommités : le dernier Murakami et L’homme qui rit.

Pour moi, il existe deux types de romans (= de mon point de vue de lecteur) : ceux que je ne peux terminer, tellement ils sont boursoufflés d’inutile (j’ai calé sur L’homme qui rit, tellement Hugo se la joue puits de science verbeux – le même travers que pour les derniers Eco) ; et ceux que j’achève en passant la vitesse supérieure (comme 1Q84, que j’ai lu d’une traite).

Bien évidemment, je ne comparerai Bovary21 ni à l’un, ni à l’autre : mais j’avoue avoir passé un bon moment ! Il se lit facilement, comme un policier : en fait, on attend depuis le début de savoir comment Georges va tuer son héroïne.

Son éditeur (en 4ième de couverture) dit que le livre flingue à tout va dans le petit monde du marketing … mais l’auteur commence par lui-même, avec un petit « Georges » mort né.

Et puis il y a aussi le nom du blog d’Emma, La tendance est morte, qui n’est pas sans m’évoquer un certain marketing, lui aussi décédé !

Difficile quand on est impliqué dans le marketing de prendre du recul par rapport à l’histoire : un roman, et notamment la suite de Flaubert, reste un roman, mais il est clair que la génération Y se prêtait bien à ce traité.

J’attends avec impatience la pièce de théâtre – puisque l’auteur évoque un triptyque, avec l’essai Les Nouveaux Bovary !” F.L.

Chronique sur  : http://marketingisdead.blogspirit.com de François Laurent,

L’interview d’Isabelle Musnik (Influencia) à propos de la sortie de Bovary21

Bovary21: la tendance est morte

PUBLIÉ sur INFLUENCIA LE 04 SEPTEMBRE 2013
Bovary21: la tendance est morte

 

Georges Lewi sort son premier roman « Bovary21 »*, Emma y est une jeune blogueuse lucide. Notre mythologue cogne fort contre le marketing !

 

 

INfluencia: vous êtes reconnu comme un spécialiste et un « amoureux » des marques. Dans votre premier roman, vous tapez vigoureusement contre le marketing. Le roman est-il un défouloir ?

 

Georges Lewi : Mon héroïne, Emma, une jeune blogueuse, est chef de produit dans une grande entreprise de boissons sucrées. Son blog s’appelle « latendanceestmorte ». C’est une marketeuse lucide. Elle dénonce ce qui doit l’être. Pas plus, pas moins. On peut avoir l’impression que ça cogne là où ça fait mal, mais je pense avoir écrit avec bienveillance pour ce monde que j’ai beaucoup côtoyé. Le storytelling vu de l’intérieur méritait d’être analysé. C’est la lucidité des marketers qui sauvera le marketing !

 

 

INfluencia : pourquoi 21 ?

 

Georges Lewi : simplement parce qu’on est au 21e siècle. Elle se croit la septième génération, en ligne directe d’Emma Bovary, personnage qui, selon Flaubert, a vraiment existé. Comme les Emma précédentes, elle essaye de lutter contre le destin des Emma suicidaires de 27 ans, et ne peut s’empêcher de crier à la Bovary : « Depuis 7 générations, tu nous pourris la vie ! ». Elle lutte contre le destin au 21ème siècle. Y parviendra-t-elle ?

 

 

INfluencia : votre roman traite d’un thème vieux comme le monde, l’illusion au féminin. Pourquoi avoir repris ce thème éternel ?

 

Georges Lewi : L’approche est celle du mythologue qui redonne actualité aux grands mythes. J’ai écrit l’an dernier un essai : « Les Nouveaux Bovary » (Pearson) sur la génération « post Y », que j’appelle « Génération Bovary », celle des réseaux sociaux et …de l’illusion. Mon héroïne, Bovary21 blogue, twitte… elle ne peut s’empêcher de répondre quand on lui « balance une vanne » même sans s’en rendre compte. Cela va lui donner quelques soucis au boulot.

 

Le mythe de Bovary est celui de la difficulté de vivre libre au féminin.

 

Avec les réseaux sociaux, les filles ont dans une certaine mesure repris le pouvoir, celui de la parole, mais avec elle de… l’illusion de l’influence.

 

Les jeunes femmes vivent (mais peut-on y échapper) les mêmes contraintes sentimentales qu’il y a 150 ans, et sans doute qu’il y a 15 000 ans ! Emma21 va vivre avec un Charles aussi peu glorieux, même s’il est directeur du marketing, et avec un Rodolphe aussi peu scrupuleux…Elle va contracter des dettes pour être libre…Le roman suit le canevas de l’œuvre de Flaubert mais on est au XXIe siècle. Cela change tout.

 

 

INfluencia :  le suicide d’Emma change-t-il la fin?

 

Georges Lewi : Le monde donne plus d’opportunités de se défendre. Bovary21 est sortie major d’une grande école de commerce, elle est créative, astucieuse…Elle devrait pouvoir s’en sortir. Mais il y a aussi plus de tentations. Les banquiers investissent facilement auprès des blogueuses qui réussissent. Mais gare à celles qui ne suivent pas le rythme ! Notre monde est-il finalement plus difficile encore parce que plus trompeur, plus en façades ?

 

 

INfluencia : Emma Bovary est morte de solitude, sans amis. Bovary21 avec ses 78 000 « followers » pourrait-elle connaître le même destin ?

 

Georges Lewi : Emma21 souhaite intimement qu’on vienne la sauver mais elle se prépare au pire, car elle a lu qu’une jeune Anglaise, avant de se suicider, avait envoyé un message d’adieu à ses 5000 « amis » sans que personne ne bouge !

 

 

INfluencia : vous avez choisi un mode d’écriture « transmedia » en utilisant le thème du bovarysme dans un essai, en plaçant en fin de chapitre un blog et en renvoyant les lecteurs au blog « Bovary21 » où sont publiés des « billets d’humeurs de blogueuses contre la tyrannie de la tendance ». Écrire un roman ne suffit-il plus aujourd’hui ?

 

Georges Lewi : Ce roman, Bovary21, est écrit comme on vit, en multicanal. En narratif, en réflexif, en participatif, en prolongement, en rêve et réalité augmentée et mélangée. Une idée est une marque, en quelque sorte. Elle a droit, elle aussi à son « extension » c’est-à-dire au jeu de miroir entre les « initiés » qui s’approprient l’histoire pour la faire leur. La FNAC prépare, d’ailleurs, en janvier, une opération d’envergure pour prolonger Bovary21.

 

J’en profite pour en appeler aux prises de paroles contre la tyrannie de la tendance, dans tous les domaines : mode, culinaire, management, éducation… Sur le site Bovary21.fr, bien sûr !

 

 

INfluencia : Pourquoi lire ce « roman de rentrée » plus qu’un autre?

 

Georges Lewi : Parce qu’il dit que malgré les blogs, le marketing, les communications plus simples, la liberté sexuelle, rien n’a, peut-être, vraiment changé pour une fille 21.

Propos recueillis par Isabelle Musnik

 F. Bourin Editeur. version papier 18€. En numérique 9 €.

 

Bovary21 ou quand Georges Lewi dénonce…la lâcheté du marketing et du branding.

15e bouquin (avec les rééditions) mais premier roman de Georges Lewi (un des “papes” du branding en France) qui court depuis toujours après ses 2 passions: la littérature et le marketing. Plus modestement que  G. Delacourt, ou F.Beigbeder mais avec la même insistance têtue.

Il cogne fort, très, très fort contre le mauvais marketing et le branding de la lâcheté,celui qui accepte trop de compromis et qu’il connait (trop) bien de l’intérieur. Il se sert d’un emblème -facile-, un leader des sodas et d’une différence générationnelle entre un directeur de marketing et une jeune blogueuse qui risque de se perdre dans ce monde frelaté. Cela va faire mal aux lecteurs qui font du marketing! En a-t-il conscience?
En plus, elle s’appelle Emma, se croit la descendante d’Emma Bovary, et s’imagine déjà broyée par un destin qui ne s’arrêterait pas malgré ses 80 000 “amis”.

Georges Lewi frappe mais avec la bienveillance qui caractérise son analyse des marques et des phénomènes contemporains.En essayant de comprendre, presque avec empathie.

Et il y a une volonté de trouver son style, un style, un mélange de culture voilée et de réalisme violent où se mêlent, des bribes de Flaubert, des blogs, des archétypes de personnages connus. Tout se devine mais ne se dévoile pas si facilement…Un style Georges Lewi est-il en train de naître?

Adepte du transmédia, Georges Lewi, qui avait déjà publié “Les Nouveaux Bovary”, analyse de la génération Facebook, a construit un blog “Bovary21” où blogueuses et blogueurs sont invités à dénoncer les tendances (comme le fait Emma21) insupportables de notre temps.

Le nouveau “market bashing” de Georges Lewi ? Il s’en défend et dit ne s’en prendre qu’au “mauvais marketing”.

En tous cas quand on prend Bovary21 en mains, on ne le lâche pas.On ne peut pas en dire autant de tous les “romans de la rentrée littéraire 2013!

Bovary21. roman. Georges Lewi. (F.Bourin éditeur); 18 € et version papier et 9€ en version numérique (très vite disponible) sur Amazon, Fnac, Decitre…

(issu de la chronique du blog des idées: lesinfluences.fr)

 

Rachat du Washington Post par Amazon. La marque est morte. Vive l’e-brand!

Dernier avatar du changement de monde qui passe de la “vraie vie” à la vie digitale, ce rachat d’un des monstres de la presse par “la culture en ligne” montre que l’arrivée du web va bien au delà de l’arrivée des NTIC.

Il s’agit bien d’un passage de relai. D’une rive du monde à l’autre. Vérité en de ça, erreur au delà! D’un monde ancien à un monde nouveau.

Les gens, c’est à dire vous et moi pensons, vivons numériques. Pour les marques cela annonce un clivage encore plus fort entre les “pure players” qui ont la liberté de se battre et les autres, embourbés, malgré les efforts dans des règles du passé.

Il va falloir ré-écrire le storytelling à partir de cette donnée des nouveaux “premiers matins du monde”

Commençons dès à présent.

 

L’argumentaire presse du roman Bovary21. très bientôt en librairie.

Sortie en librairie le 29 août. En commande sur les sites Amazon, FNAC, Decitre…

Le roman:

Qui serait Mlle Bovary aujourd’hui ? Bovary21 est le pseudonyme d’une jeune femme de 27 ans, la septième en ligne directe d’Emma Bovary, morte au même âge. Blogueuse reconnue, elle s’abîme dans le surendettement et raconte sur sa page la déchéance qui risque de la conduire au suicide. On est au tout début du xxie siècle. Bovary21 fait du marketing pour une grande marque de soda.

Un certain Charles est son boss, Rodolphe un banquier d’affaires qui va valoriser son blog, et Léonie, une féministe qui l’entraîne à New York. Bovary21 poste ses dernières confessions intimes. Ses 78 000 « amis » peuvent-ils la sauver ? La jeune femme est-elle condamnée au même destin que sa lointaine aïeule ? Une critique cinglante du marketing et une peinture de mœurs acide au pays enchanté des followers et autres réseaux sociaux.

L’auteur.

Georges Lewi est « mythologue ». Il décrypte la société et les entreprises au travers des mythes, « ces histoires que les gens croient vraies ». Il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages et d’essais. Son dernier livre Les Nouveaux Bovary (Pearson, 2012) traite ainsi de « la génération Facebook et de l’illusion de vivre autrement ». Avec Bovary21, il signe son premier roman.

 

 

 

Bonnes vacances …malgré tout. Ma chronique Influencia

On les attend avec une impatience non dissimulée ? On est bien souvent déçu même si on n’ose pas toujours se l’avouer et encore moins le dire à ses copains et copines

Qu’est-ce qu’on attend des vacances ?

 Les études sur les attentes des touristes montrent que, dans l’ordre, on attend, tous ou presque, deux éléments de nos besoins fondamentaux, souvent « évacués » pendant l’année : reprendre contact avec la nature et se retrouver avec ses proches, faire ce qu’on n’était pas parvenu à faire tout au long de l’année, « rattraper le paradis perdu et effacer ses erreurs ».

 

Premier mythe. Les vacances ou le mythe de l’âge d’or. Arrêter le temps.

 

Dans la plupart des civilisations, l’âge d’or est celui qui suit immédiatement la création de l’homme, lorsque les ennuis n’étaient pas encore là .L’innocence de l’humanité, un paradis perdu où règne paix, justice, abondance, aucune contrainte. Surtout pas celle d’être obligé de travailler pour gagner sa vie et pour la terre des récoltes sans cultures..

 

La recherche en fait d’une innocence supposée avoir été perdue. Premier « Re » : retrouver le mythe d’un passé bien irréel, sans doute. Le poète latin nous dit qu’à cette époque : « les maisons étaient sans porte…les chênes donnaient du miel…On ne connaissait ni la colère, ni les armées, ni la guerre… »

 

 

Deuxième mythe. Les vacances ou l’illusion de rattraper les occasions perdues. Remonter le temps.

 

Pendant les vacances, on veut absolument « se retrouver ». Deuxième « Re ». C’est jugé fondamental pour ces couples TGV qui « se croisent toute l’année » et prendre du temps pour « voir grandir » les enfants. Chacun a en lui, comme l’illusion que ce sont les circonstances qui nous empêchent tous de réaliser cette harmonie des relations. Il y aurait des moments et des endroits où le « bonheur » pousserait comme les coquelicots dans un champ de luzerne ou les grappes le long d’une vigne sauvage.

 

Comme si les humains étaient des éponges qui pouvaient effacer sur demande, comme sur un tableau noir, les mauvaises notes des relations passées écrites à la craie blanche de nos colères sans lendemains.

 

Ce mythe est celui de l’illusion que tout peut recommencer où l’amnésie ne serait pas une pathologie mais la « façon normale » de vivre ensemble. L’illusion que l’on peut remonter le temps comme les aiguilles d’une horloge. Deux mythes contradictoires mais un espoir tout de même.

 

On est souvent déçu au retour de vacances quand on fait le bilan de ces attentes fondamentales. Le paradis n’existe plus sur terre, il faut bien se l’avouer. D’ailleurs, on ne le cherche pas vraiment. On prétend vouloir la tranquillité, voire la solitude et on se retrouve volontairement sur des plages bondées. Nous projetons tant d’espoirs à rattraper nos erreurs passées que nous ne pouvons qu’être déçus. D’ailleurs, croit-on réellement que deux semaines corrigeront tant d’années de frustrations accumulées.

 

Les vacances nous déçoivent car nous pensions, honnêtement sans doute, que le temps n’avait pas de prise sur nous, collectivement ou individuellement et que nous pourrions lutter à armes égales avec lui.

 

Les vacances ne peuvent pas nous aider à remonter le temps mais, paradoxalement, à créer un temps nouveau. Et du côté rencontres culturelles, gastronomiques et humaines, nous sommes rarement déçus. Les vacances pour être réussies ne doivent pas être un rattrapage mais un nouveau départ. L’année ne se termine pas avec les vacances dites « solaires » mais la nouvelle année commence au 1er juillet. Corrigeons l’erreur du calendrier.

 

Alors vive les vacances, la machine à créer du temps nouveau !