A l’occasion du salon du Bourget. Le cadeau du poète : l’Albatros de Baudelaire ou le mythe du monde contemporain…

“Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid!
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.”

(Baudelaire; les Fleurs du mal.)

Première parution du poème 1859.

“The Bling Ring generation”. Interview intégrale de Georges Lewi pour aufeminin.com

Q aufeminin.com (Elsa Raymond).  Drogues/alcool/luxe/star Drogues/alcool/luxe/star : Peut-on tout mettre dans le même pack de « paradis artificiels pour les jeunes » ?

Cette génération que j’appelle  « Bovary » parce qu’elle vit, comme on le voit dans le film,  dans une grande illusion se caractérise par un point fondamental qui la différencie des précédentes : C’est une génération de la résilience : elle pense que « tout est foutu » mais elle pense qu’elle saura s’en sortir. Avec quelques copains ou copines et une bonne dose d’humour et d’autodérision (le fameux Lol ! qu’on trouve dans l’écriture-blog.)

En fait, elle vit à côté de la société. Elle en profite mais elle a construit « ses » règles. Comme elle vit à côté, elle a intégré comme « normal » ce qui est « décalé » et  hors normes :

Q. Jeunesse dorée L’addiction de la jeunesse dorée à ces « paradis artificiels » n’est pas une nouveauté (C’est d’ailleurs ce qui transparait dans les films de Sofia Coppola, où l’on a toujours affaire à des personnages de « pauvres riches » à la recherche de sensations fortes, et cela peu importe l’époque, cf. « Marie Antoinette », « Virgin Suicides »… ). Mais comment expliquer que ce phénomène prenne de telles proportions depuis peu ?

C’est l’apanage de la jeunesse de se croire « inoxydable », de « brûler » la vie par les deux bouts mais cette génération revendique en plus 3 types de droits qui lui semblent quasiment sacrés : le droit à l’ailleurs, donc à une certaine marginalité, le droit à la minute de gloire et le droit à l’erreur. C’est ce que montre ce film : Ces jeunes de familles aisées vivent à côté du monde policé, ils rêvent de vivre comme des stars, de « devenir président » et ne comprennent pas pourquoi on va les punir puisqu’ils n’ont fait qu’une expérience de plus, « rien de mal ».

Q. Les médias. Sophia Coppola évoque « un nouveau star system ». Est-ce parce que les stars sont plus exposées, notamment par les médias, et encore plus depuis l’arrivée des réseaux sociaux, que les jeunes s’imaginent qu’ils peuvent vivre comme elles ?Doit-on vraiment blâmer ces nouveaux médias ?

La génération Facebook a appris dès l’origine deux choses de la pratique des réseaux sociaux : il faut se faire remarquer pour avoir « pleins d’amis » cet objectif « chiffrable »  de la réussite et sur la blogosphère, il n’y a pas de hiérarchie. Chacun peut s’exprimer quel que soit son niveau de connaissance du sujet. Tout est  démocratisé. Une star est une « copine comme une autre à qui on voudrait ressembler car elle a encore plus d’amis ». Et par conséquence, elle a encore plus de « minutes de gloire ».C’est un phénomène mimétique, on s’identifie à une star qui pourrait être « notre bonne copine » puisqu’on est déjà son amie sur Facebook.

Q. Une simple passade ? Les jeunes ont toujours eu cette réputation d’agir sans mesurer les conséquences. En sachant que la jeunesse n’est qu’une étape de la vie, doit-on être alarmiste en ce qui concerne l’avenir des jeunes d’aujourd’hui ?

Je ne suis pas du tout pessimiste sur cette génération « Bovary ». Elle vit en marge, peut, comme dans le film l’exprimer de façon caricaturale mais souvent, les jeunes se retrouvent (comme cela a toujours été le cas) pour monter des projets, de créer une start–up,  repenser quelquefois un nouvel ordre économique à construire à côté celui qui existe (voir le mouvement des Indignés).  Ces jeunes plus sérieux partagent avec les « plus déviants » cependant les 3 fondamentaux : être ailleurs (fuir un quotidien où ils ne trouvent pas de projets), avoir aussi leur minute de gloire en réussissant, et inventer, se tromper mais avoir essayé.

Ils vivent comme on agit sur le web : on cherche sur Google, on se trompe, on déclic, on recommence, on a  souvent de bonnes surprises, de l’inattendu. Ils pensent que la vie est la copie du web ! C’est tout. C’est ce que montre ce film sur une jeunesse qui vit comme dans la blogosphère et près physiquement de la « tanière des stars »

Q.Les jeunes en général On remarque une véritable démocratisation, une propagation de ce phénomène à l’ensemble des jeunes. D’où provient ce besoin d’évasion généralisé, cette irrésistible envie de brûler la vie par les deux bouts sans mesurer les inévitables conséquences ?

Le monde qui se profile sera différent de celui d’aujourd’hui car cette génération aime trouver par elle-même et n’aime qu’on lui dicte ce qu’elle doit faire. Il y a de la liberté, presqu’un côté libertaire dans la pratique du web et des réseaux sociaux. Sur Facebook, on est quasiment un dieu : on présente de soi ce que l’on veut du plus sage au plus osé, on accepte (et on peut rayer)  qui on veut comme ami, on porte des jugements, on « like » c’est-à-dire qu’on a, comme du temps des gladiateurs, droit de vie ou de mort sur un avis ou…un ami.

Mais cette génération va nous surprendre car avec son mode de pensée différent elle risque bien d ‘inventer, certes quelques avatars, mais pas mal de nouvelles pratiques sociales et économiques.

Q.Les solutions

Quelles seraient les solutions pour régler ce problème ?

La solution ? Les laisser construire ce modèle en rhizomes qui se profile où chaque petit groupe invente son mode de vie. On le voit avec la multiplication des « trocs » des échanges, des « amap »  de proximité. La proximité est le nouvel étendard générationnel  là où les générations précédentes étaient axées sur la « globalisation ». Ils communiquent avec le monde entier mais vivent en tout petits groupes.

Q. Selon vous, ce film semble-il être une nouvelle démonstration de la vacuité du monde moderne ?

Nous avons « fourni » à cette génération un monde assez déprimant, sans vision d’avenir  sur le plan écologique, économique… Les idoles ne sont plus les philosophes mais les « gens connus et qui passent à la télé et qui ont beaucoup d’amis». Elle essaye de s’en sortir comme elle peut, en cherchant le coup d’adrénaline dont chacun a besoin « pour se sentir vivre »  Les uns parce qu’ils sont à L.A. veulent s’approprier la « poussière d’étoile des stars d’Hollywood », d’autres devenir riches en créant une start-up, d’autres dans des expériences sexuelles…

La vacuité ? Sans doute mais pas que…

50 ans après la naissance du 1er hypermarché. Du “No parking, No business” au “No parking.More business”

L’hypermarché est le fils légitime de la voiture et de l’amour des Américains, puis des Français et de tous les autres pour la “bagnole”au temps de l’essence pas chère, des villes encore accessibles.
La voiture reflétait le même symbole de liberté que l’hypermarché. On choisissait d’aller où on voulait et avait la liberté de choix dans des rayonnages qui faisaient rêver par leur ampleur.

L’hypermarché se meurt malgré toutes les innovations inventées par les enseignes, et qui ne servent qu’à “faire de la comm”. Tous ces “concepts repensés” ne servent à rien  parce que  la bagnole est morte dans les grandes villes qui la rejettent comme un symbole d’un passé révolu et polluant.

En moins de trois générations, le rêve de possession d’une voiture, affirmation visible de son “statut” est devenu bien souvent un cauchemar. On “autolib” ou on “vélib”. Dans ce schéma, quel peut être la place pour l’hypermarché?

Faire venir  “sur le parking” devient difficile, livrer est hors de prix. Alors le “drive”, dernière trouvaille. On passe “prendre ses courses” en revenant du boulot. Peut-être! Jusqu’à ce qu’un Amazon de l’alimentaire décide d’ “avaler à sa manière ce marché” de volume.

Le digital est passé par là. Le temps, et le temps de cerveau est de moins en moins disponible pour autre chose.On fait désormais du business quand on affiche qu’on n’a pas  et qu’on aura pas de parking. Tout un symbole!

Ce n’est pas pour rien que les médias célèbrent, à coups de vieilles bandes vidéo de l’INA  cet anniversaire qui ressemble de plus en plus à la visite d’un musée!

Le mythe de la bagnole est mort et avec lui celui des déplacements hebdomadaires en famille. Pour aller le dimanche chez “tata Mady” ou le samedi chez Carrefour!

 

 

Le mythe de la main invisible.

On sait désormais que l’ “on” sait tout de nous. On s’en doutait.

On sait aussi que nos “personal data” se monnayent sur le marché des fichiers invisibles.. On aurait dû s’en douter.
Car le rêve des puissants est de nous connaître assez bien pour nous vendre des idées, des produits, des conduites de vie…

Et bien-sûr, le seul fait de le savoir nous conditionne déjà un peu. A la manière des enfants( et de pas mal d’adultes) qui lorsqu’ils se sentent observés, ne se conduisent pas tout à fait librement.

C’est ce mythe curieux de la main invisible qui guide nos vies. Comme si l’humain ne pouvait vivre sans censure, ce qui est étrange.

Moi, comme vous, je suppose, pour pas mal de nos actes, nous nous demandons assez souvent: “et qu’est ce qu’aurait dit mon père?” “J’espère qu’il ou elle me voit.” “Si tu me voyais cocotte!..”

On aime finalement cette main invisible, celle que l’on retrouve dans toute la mythologie, au temps où les divinités voyaient ce que faisaient leurs protégés et intervenaient “hic et nunc”, directement sur  le champ de bataille ou sur la traversée de la mer pour rétablir l’équité nécessaire. C’était à l’époque bénie  où les dieux antiques se battaient entre eux…pour nous.

On n’aime pas être surveillés de façon visible mais de façon invisible. C’est pourquoi, les gens raffolent des caméras de surveillance (et même celles sur l’autoroute, les fameux radars)  surtout lorsqu’elle sont bien cachées.

L’être humain aime jouer avec le mystère et être une pièce maîtresse de ce grand jeu de cache-cache. Il en a, sans doute, autant besoin que de rêver…y échapper.

Mon billet sur Influencia: les marques qui résistent mal à une crise.

Le fondateur d’IntelAndrew Grove, dans son ouvrage-testament « Seuls les paranoïaques survivent », explique le choc après avoir décidé de communiquer sur sa marque, de se  trouver en arrivant au bureau, après un « banal » incident sur une série de puces, face à des caméras TV. Jusque-là, c’était une grande entreprise « cachée » et une petite marque. En décidant de communiquer, Intel devenait une grande marque avec une promesse de « qualité premium » et les journalistes étaient là pour demander des comptes.PeugeotOrange et Michelin ont l’habitude de se retrouver face aux médias. Spanghero et Teva bien moins(même si on s’aperçoit, in fine qu’il s’agit d’un acte criminel indépendant de l’organisation)

 

 

Les quatre types de marques face à la crise.

 

On peut considérer que face à une crise qui survient, naturellement sans prévenir, on peut « ranger » la marque en quatre  grandes catégories :

 

  • La marque mythique, celle qui a su (pu) imposer son nom comme le « représentant officiel » de la réponse à un fléau. C’est le rôle du mythe de donner une explication et un « paratonnerre » aux grands et petits malheurs qui peuvent arriver au genre humain. Orange comme « marque protectrice d’un secteur en instabilité » , Michelin comme « exemple » de l’entreprise française, discrète et efficace, Findus comme symbole des « produits simples et sains »… Dans ce dernier cas, une récente interview sur les Echos.fr montre que finalement, sauf sur les plats cuisinés (qui n’étaient pas dans son cœur de marque – moins de 10% de son chiffre d’affaires) la marque poursuivait sa progression à deux chiffres en France. Sur ces marques mythiques, la crise laisse peu de traces économiques et quelquefois même cette notoriété soudaine les a renforcées.

 

  • La marque notoire qui a perdu son mythe ou qui ne l’a pas encore créé. Comme Peugeot, ces marques vont passer à travers les gouttes. Ce sont de grandes entreprises symboles d’une certaine dose de confiance. Elles ne gagnent pas à cette sur-médiatisation mais perdent peu.

 

  • La marque astucieuse, au territoire plus publicitaire que réellement prouvé et reconnu. Comme Buffalo Grill, ces marques vont souffrir mais finissent par s’en remettre…avec le temps. Le mythe est sous-jacent.

 

  • La « petite marque » (celle qui croit souvent être une marque mais que le marché ne reconnaît pas comme telle). Ces marques sont des « no name » et souvent, malheureusement  des marques BtoB. Inconnues jusque-là du public, elles se retrouvent sur le devant de la scène pour de bien mauvaises raisons. Spanghero va disparaître, Teva, pourtant grande entreprise internationale,  va avoir des difficultés à convaincre les pharmaciens français de continuer à diffuser ses médicaments génériques.

 

 

Quelle préconisation ?

 

Bien sûr, construire une marque mythique ! Et si ce n’est pas fait, communiquer d’abord devant les médias sur les valeurs fondamentales de l’entreprise comme introduction à toute interview. Le courage, nager à contre-courant, est la meilleure des défenses. Encore faut-il être « clean » pour se montrer transparent !

 

Derrière le mystère, le mythe est d’abord un récit de l’âme humaine mise à nu ! Plus que jamais, devant la complexité du monde,  les consommateurs se retournent vers une certaine « pensée magique » qui, d’un coup de nom de marque, peut faire disparaître les problèmes…

Voulez-vous une caméra dans votre salle de bain? Interview de Jérémie Zimmermann de la “Quadarture du web” sur lemonde.fr

Voici une seule des questions/réponse de cette longue et passionnante interview sur lemonde.fr du 12.06.2013.(19H24) sur le thème de “On ne sait pas de ce demain sera fait”

Visiteur : Pourquoi vouloir protéger sa vie privée lorsque l’on n’a rien à cacher ?

Cet argument revient très souvent lorsque l’on évoque la question de la protection de la vie privée. Déjà, si vous n’avez véritablement “rien à cacher”, vous opposeriez-vous à ce que l’on mette une caméra dans votre salle de bain ? Dans votre chambre à coucher ? Que l’on expose vos mots doux, fussent-ils envoyés via SMS, courriel ou Facebook, sur la place publique ? Vous comprenez ici qu’il existe une sphère d’intimité dont chacun doit pouvoir rester maître, et choisir ce qu’il révèle ou non au monde.

Ensuite, avec les données personnelles, nous faisons un pari sur l’avenir, un peu comme une hypothèque. Nous ne pouvons pas savoir ce qui sera faisable et ce qui sera fait avec nos données personnelles, nos profils, dans un an, cinq ans ou dix ans. Une chose est sûre : avec le temps, ces profils deviennent de plus en plus précis. Des chercheurs ont récemment démontré que juste par vos “J’aime” cliqués sur Facebook, et aucune autre information que celle-là, il était à 90 % possible de prédire votre orientation sexuelle, si vous êtes fumeur, marié ou divorcé, etc. Donc on diffuse beaucoup plus d’informations sur nous-mêmes qu’on ne le croit, parfois des informations ayant trait à notre intimité. Nous devonspouvoir rester maîtres de ce que nous laissons comme traces ou non.

Ensuite, et toujours parce que l’on ne sait pas de quoi demain sera fait, parce que l’on ne peut pas prédire si dans le futur on souhaitera se lancer en politique, ou décrocher un job dans telle entreprise ou telle institution. Ce jour-là, il sera trop tard pour effacer des informations gênantes qui auront été publiées des années auparavant.

Ensuite, parce que la surveillance généralisée est une des composantes des régimes autoritaires, et parce que l’on a vu dans l’histoire des régimes basculer très rapidement… Si cela arrivait, il serait temps de se demander si l’on souhaite passer du côté de la résistance et là encore il sera peut-être trop tard si les autorités disposent de toutes les informations sur vous.?…”

Réponse aux commentaires de Thierry Semblat et d’Yves Krief sur la “marque comme organisme”

Le débat entre marque-outil au service de l’entreprise et marque ” vivante comme organisme” presque autonome et qui échapperait à son créateur, est permanent.

Les entreprise qui veulent piloter”leur” marque sont du premier avis. La marque comporte pour eux, quelquefois un bout de mystère mais, elle est essentiellement un élément de leur business, un “aset”  comme le savoir-faire technologique de l’entreprise.
Pour les conseils, qui sont là pour tenter d’expliquer les réussites et les erreurs, ramener la marque à une réalité mécaniste serait nier leur réflexion. Chacun a donc la sienne.
Yves Krief est un des plus cultivés et un observateur avisé par le nombre de cas qu’il a étudiés.

On peut retenir son approche définissant la vie de la marque comme un heureux mariage “biologique” entre Volonté (de l’entreprise), Hasard (c’est souvent le cas) et Nécessité (faire du business valorisé). La créativité est souvent fille de contraintes. La marque n’est pas un organisme vivant mais le résultat d’un ensemble de contraintes: le besoin de l’entreprise, sa volonté de gagner de l’argent, le sentiment d’identification du consommateur, la nécessité de s’adapter à un marché, les circonstances (comme les crises).
La marque est, de fait,  un heureux bricolage pour faire du business comme la vie elle-même est souvent un heureux (ou pas) bricolage pour survivre et/ou s’épanouir.
La marque est à l’image de l’économie, c’est à dire de l’existence humaine, cahotique, organisée et contrainte. C’est ce qui rend l’étude des marques sympathique a beaucoup. On la voit se défendre sur son marché  comme un individu dans la vie, un gladiateur dans l’arène; Il y a souvent du suspens! Mais in fine, la marque n’a toujours pas de libre arbitre et lorsque l’entreprise la trouve vraiment “insupportable” (au sens premier du terme) elle la vire de son portefeuille et la marque s’en va vers l’oubli…

Elle seule ne peut rien y faire. Contrairement à un organisme vivant qui, tant qu’il a encore un souffle d’existence en lui, se bat pour survivre. les consommateurs aiment bien les marques mais ne font pas de manifs pour les sauver! Combien de manifestants pour la mort de Panhard, La Roche aux Fées(que certains voudraient relancer)  ou Atari moribond?  Pas un à ma connaissance.

Marques en crise. Au fait, où en est Findus?

Orange, Michelin, après Peugeot et Findus…. La crise n’oublie pas non plus  les marques.

Ah oui, il y eu Spanghero et récemment Teva. Pas vraiment des marques. des entreprises quelquefois importantes comme Teva. Elles vont souffrir. Spanghero va sans doute disparaître. Quel distributeur aura le courage de noter sur ses produits “made in Spanghero”
On peut craindre le même sort pour Teva en France. Quel pharmacien hexagonal va oser dispenser du Teva en générique? Déjà qu’il y avait régression de la vente des boîtes de génériques!

Mais les autres, les vraies marques. Et Findus en premier?

Selon un article du site Lesechos.fr, cela ne va si mal pour la marque (sauf pour ses produits préparés). Mais le simple et le  frais continue de progresser.
Comme quoi, une marque forte, mythique, est le meilleur rempart contre les crises! Et celle avait été particulièrement sévère.

Plutôt que de faire de la communication de crise, communication souvent défensive,en préparant des scenarii qui ne se produiront jamais comme on les avait préparés,  faisons du branding et travaillons sur le mythe de la marque.

On peut penser qu’Orange, et Michelin passeront à travers l’orage, même si les gouttes finissent toujours par mouiller un peu.